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Nationale

Des experts en économie se prononcent sur la vision future de l’Algérie

Des experts en économie se prononcent sur la vision future de l’Algérie

Le Club économique algérien (CEA) a organisé, hier, à la Bibliothèque nationale du Hamma, une rencontre dont la thématique est orientée sur : « Les perspectives de l’économie algérienne à la lumière des défis conjoncturels. Quel modèle économique pour l’Algérie ».

D’éminents experts de la sphère économique algérienne étaient présents lors de cette journée, entre autres le docteur Abdelkader Semmari, président du CEA, le professeur Abderrahmane Mebtoul, expert international, ou encore le professeur Boudjellal, économiste et Abdelhak Lamiri, expert en économie et universitaire.

Dans une allocution très technique, et par ailleurs très suivie par l’assistance, le Dr Semmari a souligné que le Club économique algérien « suit de très près la situation économique locale », ajoutant que la « situation économique mondiale connaît actuellement une stagnation quasi-totale ».

Le président du CEA a évoqué ensuite le sort de l’Algérie en s’interrogeant : « Sommes-nous dans le cratère ? Sommes-nous au bord de la crise ? ». Quant au Pr Mebtoul, entre autres sujets développés dans une longue intervention, il a mis l’accent sur le volet énergétique.

Dans un chapitre intitulé « Les axes de la transition énergétique », l’expert a souligné que l’Algérie a des réserves de pétrole de 10 milliards de tonnes et de 2 700 milliards de mètres de gaz naturel, citant les données du Conseil des ministres du 6 octobre 2015. « L’Algérie ne va-t-elle pas perdre des parts de marché avec l’arrivée de ce nouvel exportateur ? », s’est interrogé le conférencier parlant du géant du gaz russe Gazprom.

De son côté, le professeur Mohamed Boudjellal, a mis l’accent sur plusieurs chapitres, parlant de l’impact de la conjoncture qu’il juge « défavorable » sur le système financier algérien. Le conférencier a par ailleurs évoqué, le devenir économique de l’Algérie.

« Que faut-il faire dans le long terme et qu’est-ce qu’il y a lieu de faire à court terme ? », s’est-il interrogé. Quant au professeur Abdelhak Lamiri, il a fait état des nombreuses faiblesses en ce qui concerne le volet communicationnel censé, dit-il, être pris en charge par les pouvoirs publics.

« Le secteur économique manque de lisibilité ; il y a également une absence accrue de stratégie nationale qui a introduit beaucoup d’incertitudes et des risques parfois énormes », a souligné l’expert. Le Club économique algérien est composé d’experts, d’économistes et de conseillers et aspire, selon ses animateurs, à améliorer la croissance économique du pays. 

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