-- -- -- / -- -- --
Nationale

Des experts aux débats du CAAID : Cap sur l’exportation

Des experts aux débats du CAAID : Cap sur l’exportation

Les autorités veulent bannir le réflexe d’importer. La nécessité de diversifier les exportations est réitérée dans tous les discours des officiels, en affichant « une ferme volonté » de la réaliser concrètement surtout que le potentiel ne manque pas.

Mais pour ce faire, l’Algérie doit d’abord identifier les produits exportables et surtout leur trouver un marché. C’est ce qu’ont affirmé des experts ayant pris part à la conférence-débat organisée ce samedi par le Centre arabo-africain d’investissement et de développement (CAAID) à Alger, qui a été l’occasion d’exposer encore une fois les problèmes auxquels sont confrontés les exportateurs.

Comment et pour qui exporter ? Quels sont les produits compétitifs sur le marché international ? Avons-nous les capacités d’exporter ? Ce sont les là questions auxquelles l’Algérie devra trouver des réponses pour réussir sa politique d’exportation, en plus d’une vision et d’une stratégie d’exportation bien élaborées.

C’est par ces questionnements que Houari Tigharsi, enseignant universitaire, a entamé son intervention, signalant l’existence de plusieurs produits pouvant se faire une place sur le marché international. Soulignant la nécessité d’élargir la liste des produits soumis au droit additionnel provisoire de sauvegarde (DAPS) afin de protéger le produit local, le temps de réaliser un produit capable de concurrencer une marque étrangère sur le marché international, il a affirmé qu’on n’a pas dynamisé les exportations comme c’est le cas partout dans le monde.

Selon lui, il est nécessaire de faire converger tous les efforts pour propulser les exportations du pays. Leur promotion doit être, précise-t-il, l’affaire de tous, même des représentations diplomatiques algériennes, qui ne devront pas, ajoute-t-il, se contenter du rôle politique.

L’économiste Farid Benyahia a lui aussi souligné la nécessité d’identifier les produits exportables. Il faut également, explique-t-il, déterminer la vision et le modèle économique avant d’asseoir une stratégie d’exportation. Développer une culture d’exportation est aussi nécessaire d’autant qu’on a, des années durant, encouragé les importations. Régler le problème de la logistique et avoir un accompagnement d’un pays puissant sont aussi essentiels pour mener à bien cette démarche, selon les explications de l’économiste.

L’expert financier, agréé auprès de la Cour suprême, a quant à lui révélé les différentes contraintes auxquelles font face les exportateurs. Déplorant le manque de coordination entre le ministère du Commerce et la Banque d’Algérie, il estime que le système financier a prouvé ses limites. Pour l’intervenant, « les exportateurs doivent être aidés et non pas surveillés », appelant les autorités à ouvrir des cabinets de trading dans les pays étrangers pour faire connaître le produit algérien.

La success-story de la Jordanie en matière d’exportation a été présentée par Khaled Saad, représentant des hommes d’affaires jordaniens qui a indiqué que le marché de son pays peut recevoir les produits algériens. Par ailleurs, le représentant de la Compagnie algérienne d’assurance et de garantie des exportations (CAGEX) est revenu sur le rôle de la compagnie qui accompagne les exportateurs dans les transactions. Brahim Benali de la direction générale des impôts a exposé de son côté les avantages fiscaux accordés aux exportateurs.

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email