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Nationale

Des équipements industriels refusés au port d’Annaba admis à Skikda

Des équipements industriels refusés au port d’Annaba admis à Skikda

Encore un scandale au port de Skikda. Un investisseur privé versé dans l’agroalimentaire, dont le financement principal provient d’une banque publique, est arrivé à réceptionner dernièrement, au port de Skikda, la totalité des installations industrielles de sa nouvelle usine entrant dans la fabrication des pâtes alimentaires et des biscuits.

Cette usine, importée à coups de milliards, a déjà servi en Europe avant d’atterrir en Algérie. Vétuste, retapée et hors des normes internationales, cette usine va être montée dans les jours à venir. Le plus curieux dans cette affaire, c’est que l’opérateur industriel en question, basé à Annaba, dans la zone industrielle de Berrahal, avait tenté, par deux fois, de faire sortir son usine en pièces détachées à partir du port d’Annaba d’abord, puis de celui de Béjaïa mais s’était heurté à une interdiction dans ces deux ports. Il a finalement obtenu l’autorisation au port de Skikda. Pour rappel, c’est à Annaba que le scandale a éclaté il y a deux semaines après qu’une enquête a été ouverte, toutefois sans lendemain. Selon nos sources, ce sont des proches de l’importateur, qui connaissent le trafic portuaire de Skikda, qui lui aurait conseillé d’essayer une dernière fois au port de Skikda « car, à 100%, tout s’y passerait à merveille », nous a confirmé une source sûre. Au port de Skikda, l’importateur a en effet obtenu ce qu’il voulait.

Des questions sont aujourd’hui posées. Pourquoi à Béjaïa ou Annaba les services portuaires, après consultation des documents et de la qualité du matériel importé, n’ont pas agi comme le prévoit la loi en mettant mise sous quarantaine cette importation qui relève du trafic industriel, et ce jusqu’aux résultats de l’enquête ? Existe-t-il des administrations différentes d’un port à un autre ? Pour rappel, durant les années 1990, plusieurs centaines de faux industriels ont profité de l’insécurité du pays pour importer des usines surfacturées, et de surcroît réformées.

Toutes ces usines ont été importées d’Italie, d’Espagne, de Turquie et même de Côte d’Ivoire. Une fois installées, ces usines n’ont pas fonctionné plus de 6 mois. Et bien sûr, après l’arrêt, c’est l’importation des pièces détachées aux coûts faramineux. Autre problème, ces équipements industriels importés, après avoir été saisis par les banques et revendus, n’ont pas rapporté le tiers du montant prêté par ces banques aux industriels.

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