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Nationale

Des entrepreneurs assiègent les bureaux de l’OPGI de Tizi Ouzou

Des entrepreneurs assiègent les bureaux de l’OPGI de Tizi Ouzou

Les bureaux de l’OPGI ont été assiégés, hier, par les entrepreneurs liés par des contrats de réalisation de travaux de construction au profit de l’institution en question. Les protestataires, après la fermeture des bureaux, ont poursuivi leur mouvement par la tenue d’un sit-in sur les lieux. Toutefois, aucun heurt ou débordement n’a eu lieu.

Aussi, par souci d’éviter tout débordement, les pouvoirs publics ont mobilisé sur les lieux les éléments des services de sécurité. A noter que cette fois-ci ces entrepreneurs en colère exigent, en sus de la perception de leurs créances estimées à plus de 120 milliards de centimes, et ce depuis un peu plus d’un an, le départ pur et simple du directeur général de l’OPGI qu’ils accusent d’« incompétent » et de quelqu’un dont la mission consiste à « saboter la wilaya de Tizi-Ouzou ».

« Il a reconnu devant le wali que les intérêts de cette wilaya lui importent peu », a déclaré le porte-parole des manifestants, Ghani Remidi, au Jeune Indépendant, avant d’ajouter : « Tout porte à croire que ce DG croit fermement à l’impunité dont certains cercles puissants le garantissent. »

Notre interlocuteur n’a pas hésité encore à pointer du doigt certains responsables politiques qui n’ont pas jugé utile d’intervenir pour régler ce conflit qui n’a que trop duré. Selon Ghani Remidi, seuls les députés du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) ont soutenu les entrepreneurs dans leur action et leur ont manifesté leur entière solidarité.

Notre interlocuteur poursuit : « Lors de la campagne électorale pour les législatives, nous avons remis un dossier complet sur notre situation au secrétaire général du FLN, Djamel Ould Abbès, et ce, en présence du député Saïd Lakhdari. Le premier responsable du FLN nous a promis ce jour-là d’user de tout son pouvoir pour régler notre problème, mais jusqu’à ce jour rien n’a été fait.

Le député Saïd Lakhdari n’a pas bougé non plus le petit doigt. Nous avons également saisi le député du RND, Mokadem Tayeb, avec remise d’un dossier complet sur notre situation. Comme Djamel Ould-Abbès, il n’a rien fait. Nouredine Aït Hamouda a été également saisi par nos soins sur ce cas.

Il nous a promis d’interpeller le ministre de l’Habitat, mais il n’a pas tenu sa promesse. Les députés du FFS sont aussi au courant de notre calvaire mais ils n’ont pas jugé utile de nous secourir. Belkacem mellah, un autre député du RND, connaît parfaitement notre situation, mais comme les autres il n’a pas jugé utile de bouger le petit doigt en notre faveur. »

Ghani Remidi nous dit enfin qu’il ne sera mis fin à leur action de protestation qu’une fois leurs revendications satisfaites, c’est-à-dire la perception complète de leurs créances et le départ du DG de l’OPGI.

Le conflit risque hélas de prendre une autre tournure laquelle pourrait être dangereuse. En effet, nous avons appris auprès des manifestants que les entreprises étrangères, turques notamment, pourraient se joindre aux entrepreneurs en conflit avec l’OPGI. Des contacts ont bien eu lieu entre ces différentes parties dans les jours passés.

Lors de leurs échanges de vue sur la situation, les dirigeants de ces entreprises étrangères ont manifesté eux aussi leur désir ardent de récupérer leurs créances et, s’il le faut, par l’occupation du terrain.

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