Des enseignants dénoncent la délocalisation de trois facultés de Béjaïa
Le conflit opposant les enseignants des trois facultés de l’université de Béjaïa, en l’occurrence, la Faculté de Technologie, Faculté des Sciences exactes et Faculté des Sciences de la Nature et de la Vie est parti pour durer encore.
Au moins 40 enseignants issus de ces trois facultés dont ceux de la faculté de technologie ont observé hier un rassemblement cette fois-ci devant le siège de la wilaya afin de «défendre leur dignité» et interpeler les autorités de wilaya afin d’intervenir et trouve rune issue au conflit. Pour rappel, ces deniers avaient observé un sit-in la fin de la semaine dernière et un autre samedi en face du rectorat, au Campus Aboudaou afin d’exiger l’annulation du transfert des trois facultés au Campus d’E-Kseur.
La décision d’organiser cette action de protestation en appui à leur grève qui dure depuis près de deux mois, a été entérinée lors de l’assemblée générale des enseignants des trois facultés tenue dimanche dernier, a-t-on appris. Les mécontents dont ceux du département de technologie condamnent fermement «les intimidations et les provocations inadmissibles de l’administration» qui a envoyé un E-mail individuellement aux enseignants pendant la tenue de l’assemblée générale des enseignants du département technologie alors que celle-ci était censée prendre contact directement avec le chef de département a-t-on souligné.
Ce mercredi, les grévistes ont émis des conditions fermes à mettre en œuvre avant la délocalisation des étudiants de premières années des trois facultés au Campus d’El-Kseur dont «la délocalisation de l’administration d‘abord» qui doit, selon eux, «préparer le terrain notamment, les conditions de scolarité nécessaires ainsi que l’accompagnement administratif avant l’arrivée, sur les lieux, des étudiants et des enseignants alors que celle-ci refuse», disent-ils, «de rejoindre le Campus».
Les protestataires dénoncent encore la décision «unilatérale» d’isoler les seules premières années des trois facultés au Campus d’El-Kseur et le fait d’imposer des «plans d’occupation improvisés» par l’administration rectorale de l’université, à la place du plan de développement 2010-2014 validé par toutes les institutions du pays : ministères, wali, conseil d’administration de l’université.
Les grévistes exigent «le respect des prérogatives des enseignants, l’ouverture des enquêtes sur les dérives qu’a connu la réalisation des projets du Campus d’Amizour et El-Kseur», accusant l’administration d’être à l’origine de cette crise : «que le personnel enseignant membre de l’administration de l’université de Béjaïa endosse l’entière responsabilité du retard dans la programmation des examens (du 10 mars 2021 à ce jour», assènent-ils.