-- -- -- / -- -- --
Nationale

Des employés d’une agence BEA, puisaient dans les comptes des clients

Des employés d’une agence BEA, puisaient dans les comptes des clients

Le procureur général près la cour d’appel d’Alger a requis mercredi dernier des peines de quatre ans de prison ferme contre quatre employés de la BEA, agence de Zighoud-Youcef pour s’être rendus coupables de détournements de deniers publics, estimés à plus de quatre milliards de centimes .

Le même procureur a demandé des amendes de 200 000 dinars de dommages et intérêts que devront verser les accusés, non seulement au trésor public, mais aussi aux parties civiles.
Les mis en cause ont été, rappelons-le, inculpés par le procureur de la République du tribunal de Sidi M’Hamed et par le juge d’instruction près la même juridiction, pour plusieurs chefs d’inculpation, entre autre détournement de deniers publics toutes devises confondues et faux et usage de faux dans des documents administratifs et bancaires, abus de confiance et négligence manifeste ayant conduit à la dilapidation de deniers publics.
Les inculpés, faut-il le souligner, ont procédé durant la période allant de 2009 à 2013 au retrait de plusieurs sommes faramineuses des comptes courants des clients.

Ces derniers, dont la plupart sont des émigrés résidant à l’étranger, notamment en France, L’Espagne et l’Italie, ont constaté que leurs comptes ont été débités d’importantes sommes d’argent en euros et en dollars américains.
Les incriminés ont tout au long de leur passage à la barre nié avoir détourné ces sommes colossales, arguant qu’il ne s‘agit en fait que de simples erreurs.Ils ont, par ailleurs, estimé que cela est dû à la pression exercée sur eux par les responsables de la banque et aux nombreux clients qui se rendent quotidiennement à l’agence pour retirer leur argent. Il convient de noter, enfin, que la direction générale de la banque a demandé une réparation matérielle de 20 millions de dinars aux préjudices notamment matériels qui lui ont été causés suite à ces manières fallacieuses.

Par ailleurs, le président du tribunal correctionnel de Sidi M’Hamed a prononcé trois relaxes et une condamnation d’une année d’emprisonnement contre le principal accusé.
Le procureur de la République non satisfait de ces décisions a décidé d’introduire un appel judiciaire à la Chambre pénale de la cour d’appel d’Alger, demandant la révision du procès.
L’affaire est mise en délibérations par les juges de la première Chambre pénale que préside Omar Benkharchi, l’un des plus anciens magistrats de cette juridiction.

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email