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Nationale

Des drogues produites par des laboratoires clandestins en Afrique inondent l’Algérie

Des drogues produites par des laboratoires clandestins en Afrique inondent l’Algérie

« Le phénomène de la drogue en Algérie prend des proportions alarmantes avec l’apparition de nouvelles drogues bon marché et hautement toxiques », a averti hier le président de la Fondation nationale pour la promotion de la santé et le développement de la recherche (FOREM), Mustapha Khiat.

« Les laboratoires clandestins essaimés un peu partout en Afrique et au Sahel fabriquent et commercialisent des produit hautement toxiques, combinés à des produits chimiques et du cannabis », a-t-il prévenu hier lors de son passage à l’émission « L’Invité de la rédaction de la chaine 3 de la Radio nationale ».

Le professeur Khiati, qui s’est référé aux sources sécuritaires, est revenu sur le danger de l’apparition, dans le pays de plusieurs nouvelles substances psycho-actives « qui sont en train d’inonder le marché algérien « , parmi lesquels il cite notamment celles provenant des la frontières.

Quant au nombre de personnes atteintes par ce fléaux en Algérie, le président de la Forem a affirmé que « par extrapolation des chiffres parus dans le rapport mondial de l’ONU de 2015 », le chiffre tournerait autour de 800 000 à 900 000 personnes. « La drogue est répandue à 31% au niveau des universités, à 27% au niveau des lycées et à 15% au milieux des collégiens.

Le professeur Khiati a affirmé 5 000 personnes sont traités chaque années en suivant des cures de désintoxication dans les structures hospitaliers. « Malgré ces efforts colossaux déployés pour tenter d’endiguer ce fléau, notamment en développant une médicalisation à outrance, la politique de lutte contre la drogue en Algérie est loin des résultats escomptés, a-t-il regretté.

M. Khiati souligne la nécessité d’accompagner la prise en charge médicalisée de personnes dépendantes des psychotropes par un soutien psychologique pour atteindre des résultats plus positifs.

Qu’en est-il des 185 cellules d’écoute et de sensibilisation sur les dangers de la drogue, des 15 hôpitaux spécialisés pour traiter les toxicomanes et 53 centres intermédiaires de soins, l’intervenant a répondu que les personnes consommant de la drogue ne s’adressent que rarement à des établissements publics.

« Il serait plus judicieux de créer des centres anonymes gérés par des associations bénéficiant du soutien actif des pouvoirs publics, vers lesquels ces derniers seraient plus enclins à se diriger », a-t-il proposé.

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