-- -- -- / -- -- --
Monde

Des dizaines de terroristes abattus à Hassaka

Des dizaines de terroristes abattus à Hassaka

De violents affrontements ont opposé dans la nuit de mardi à mercredi les forces de l’armée arabe syrienne et les forces d’auto-défense aux terroristes djihadistes de l’Etat islamique dans le nord-est de la Syrie, près de la frontière irakienne, rapporte hier l’Observatoire syrien des droits de l’homme.

Les combats se sont déroulés près d’une prison située au sud d’Hassaka après un attentat à la bombe de l’EI. La prise de la province d’Hassaka, frontalière de l’Irak et de la Turquie, permettrait au mouvement islamiste de faire la jonction avec son aile irakienne.

La région est majoritairement peuplée de Kurdes, dont les milices combattent également l’EI. Les peshmergas disent ne pas avoir de contacts avec l’armée arabe syrienne, mais coopèrent avec la coalition formée à l’initiative des Etats-Unis, qui a mené cinq raids aériens lundi matin près d’Hassaka et de Kobani, plus à l’ouest.
Selon l’OSDH, une officine basée au Royaume-Uni et proche du MI6, l’armée syrienne et les forces d’auto-défense ont perdu une trentaine d’hommes dans la province d’Hassaka ces cinq derniers jours. L’agence de presse syrienne Sana avance quant à elle un bilan de « dizaines de morts » dans les rangs de l’EI.

Dans l’ouest, à la frontière libanaise, le Hezbollah, qui prête main-forte à l’armée syrienne, dit avoir pris au Front al Nosra, aile syrienne d’Al-Qaïda, trois collines des monts Qalamoun situées à l’est d’Arsal.

Le parti de la résistance libanaise dit progresser désormais en direction d’un sommet stratégique du massif.
Les gains militaires des terroristes, soutenus par l’Occident et certains pays de la région, dans le Nord et l’Est ont contraint le gouvernement syrien à concentrer ses forces dans l’Ouest, autour de Damas et de la côte.

En visite au Qatar, le général John Allen, émissaire spécial de Barack Obama auprès de la coalition internationale, a répété hier que le président syrien devait être écarté de toute solution négociée et a parlé de discussions « très énergiques » en vue d’une alternance. Avant-hier, le président iranien Hassan Rohani a réaffirmé le soutien de son pays à la Syrie, peuple et gouvernement.

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email