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Nationale

Des dizaines de migrants subsahariens regroupés à Zéralda

Des dizaines de migrants subsahariens regroupés à Zéralda

Des dizaines de ressortissants subsahariens en situation irrégulière ont été placés dans un centre de transit à Zeralda dans l’ouest d’Alger où ils devront notamment être identifiés et soumis à des visites médicales avant leur expulsion vers leurs pays d’origines, a-t-on appris de source sécuritaire

Cette opération, lancée depuis trois semaines, concerne les migrants arrêtés dans plusieurs localités de la wilaya d’Alger par les éléments de la gendarmerie nationale. Jusqu’à ce mardi, quelques 400 migrants ont été acheminés dans des cars vers le vers le camp de jeunes Ahmed Tata de Zéralda, selon la même source. Plusieurs médecins des hôpitaux publics sont réquisitionnes au tour de rôle pour soumettre chaque migrant arrêté à une visite médicale complète avant son expulsion, a fait savoir par ailleurs au Jeune Indépendant un médecin affecté au centre pour la circonstance sur place. « Les sujets souffrants ou les femmes enceinte ne seront pas expulsés que lorsque leur état de santé le permet », a ajouté la même source. Il s’agit de procédures édictées par le haut-commissariat aux réfugiés, le Croissant rouge algérien. Le camp de Zéralda est gardé par la gendarmerie, assistée par le personnel du Croissant-Rouge.

Ces subsahariens pour la plupart des Nigériens, des Ivoiriens, des Camerounais, des Libériens, des Maliens et des Guinéens Depuis la fin janvier, des centaines de migrants subsahariens ont été arrêtés dans la capitale. D’autres personnes ont été arrêtées dans la région de Blida et Tipaza. Pour les uns, il s’agit d’un contrôle d’identité alors que pour d’autres, ce sont des rafles ciblées contre des ressortissants subsahariennes, lesquels sont conduits dans des brigades de la gendarmerie pour vérification d’identités et de régularité du séjour. Près d’une centaine de migrants venus du Niger, du Libéria, de la Guinée, de la Cote d’Ivoire qui ont été interpellés ces derniers jours. Face à cette situation, ce sont deux options qui se présentent à ces migrants : ils pourraient être relâchés avec ordre de quitter le pays s’ils sont en situation irrégulière.

Au pire ils seront directement expulsés comme l’ont été les 2000 autres en octobre dernier. En octobre 2017, les autorités avaient justifié les expulsions par des raisons sécuritaires et suite à la demande du Niger de rapatrier quelques 3 000 ressortissants du pays. Le croissant rouge algérien avait ouvert 49 centres d’accueil pour l’hébergement de ses ressortissants dans l’attente de leur rapatriement

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