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Nationale

Des contractuels et des étudiants montent au créneau à Béjaïa

Des contractuels et des étudiants montent au créneau à Béjaïa

Un rassemblement de protestation a été observé hier par des dizaines d’enseignants contractuels et vacataires. Ces derniers, qui exercent dans les trois cycles de l’éducation (primaire, moyen et secondaire), réclament pour la énième fois leur « intégration sans condition », soit « sans passer par la voie de concours », une condition exigée ces derniers jours par la ministre de l’Education.

Les contractuels, dont certains ont exercé durant plusieurs années en parcourant parfois des dizaines de kilomètres pour rejoindre leur postes de travail dans l’espoir de se voir recruter un jour, estiment que leur « engagement est anéanti ». Hier, ils ont exigé également « le payement de leurs arriérés de salaires et le versement de primes ». Pour eux, « la tutelle doit prendre en compte nos nombreuses années d’expérience en tant que contractuels et procéder à notre recrutement ».

A noter que des étudiants ont tenu aussi un rassemblement de protestation devant le siège de la direction des œuvres universitaires, sous la coupe de la Coordination locale des étudiants (CLE). Ils ont dressé un constat peu reluisant de la situation prévalant au sein des résidences « U ». Ils parlent de « dégradation des conditions sociales, de restrictions des libertés démocratiques des étudiants, de la résurgence des pratiques et méthodes de corruption ». Ils relèvent aussi « une surcharge dans les chambres d’hébergement, le manque de matelas de couchage, une restauration insuffisante, infecte, anarchique, la réduction des repas, l’absence de matériels, des menus mal élaborés, un staff dirigeant incompétent et un transport désorganisé ».

Les animateurs de la CLE qui ont pris la parole ont dénoncé aussi « la réduction dans les bourses, une réduction des années de séjour, la traduction des étudiants grévistes en justice, la violation des franchises universitaires… ». Pour eux, « c’est une remise en cause des acquis des étudiants, dont le droit au savoir, le droit à la parole et le droit de s’organiser ». Ils ont par ailleurs dénoncé « l’interdiction de la tenue de certaines activités politiques au niveau de la résidence du 17-Octobre 1961 de Targa Ouzemour et de la cité « U » « les 1000 lits ».
 

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