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Nationale

Des citoyens, des lycéens et des étudiants protestent à Béjaia

Des citoyens, des lycéens et des étudiants protestent à Béjaia

La journée de mercredi n’était pas différente de celles qui la précédent en matière de protestation à Béjaïa. Plusieurs actions ont été observées. D’abord, des dizaines de lycéens issus d’El-Houria, Ibn Sina et les Oliviers ont marché jusqu’au siège de la direction de l’éducation pour remettre une plate-forme de revendications aux responsables du secteur.

Ils exigent le changement de la date du bac blanc fixée à une semaine d’intervalle de celle du bac normal.
Les lycéens ont exigé un espacement plus important des deux examens pour « gérer » leur stress et pouvoir corriger leurs erreurs. Les étudiants ont organisé hier dans la matinée une nouvelle marche dans l’enceinte du Campus Aboudaou.

Ils ont renouvelé leurs revendications classiques dont « la reconnaissance de leurs diplômes et l’accès au Master sans conditions, le respect des choix des étudiants, la réintégration des 600 étudiants exclus, la levée des poursuites judiciaires à l’encontre des huit étudiants sur lesquels une plainte a été déposée par l’administration rectorale et la levée des sanctions voire l’intégration de l’un de leurs collègues exclu la semaine passée, l’amélioration des conditions sociopédagogiques, etc. ». Les étudiants ont dénoncé de nouveau le fait que les portes du dialogue leur soient fermées. Ils ont décidé d’organiser une assemblée générale dans l’après-midi afin de décider des suites à donner à leur mouvement de protestation.

A Amizour, les habitants des villages Calvi et Bouaker ont bloqué la RN 75 pour réclamer l’amélioration de leurs conditions de vie. Cette coupure de route a provoqué des désagréments aux usagers qui ont été contraints d’emprunter la déviation via El-Kseur et la RN 26 pour regagner la ville de Béjaïa. Les mécontents réclament le raccordement de leurs villages au gaz naturel, la réalisation d’un réseau d’assainissement et le revêtement d’un chemin menant au village.

De son côté, un responsable de l’APC d’Amizour nous dira que « les revendications des mécontents sont prises en charge ». « Une délégation a été invitée à une réunion pour les informer que leurs préoccupations ont été prises en charge », ajoutera notre interlocuteur.

Un projet de raccordement en gaz de ville de ces villages a été inscrit pour un montant de 4,3 millions de dinars et les autres projets réclamés sont inscrits par l’APC dans le cadre des PCD, et même des études ont été réalisées, avons-nous appris. A noter que les habitants du village d’Imâadanen de Tichy ont fermé le siège de leur commune hier pour protestater avec force contre l’absence du gaz de ville dans leurs foyers alors qu’un gazoduc, selon eux est à 500 m seulement de leurs habitations ». 

A noter aussi que le wali de Béjaïa a rencontré les habitants d’Akbou hier. Il s’agissait d’apaiser les esprits des habitants par rapport à l’accumulation des ordures ménagères dans toutes les rues et coins de la ville, et ce depuis trois mois. Soit depuis la fermeture de la décharge de Biziou
(communes d’Amalou) par des habitants qui relèvent les nuisances que celle-ci provoque sur leur santé. Le wali a promis les habitants que le problème va être résolu dans quelques mois le temps que l’entreprise coréenne réalise un centre de recyclage des ordures ménagères à Akbou.

Et d’ailleurs, il s’est engagé à se rendre dans la commune pour tenter de convaincre les citoyens de libérer la décharge pour une durée de six mois le temps que le projet en question soit réalisé. Les ordures vont être acheminées vers la décharge de Boulimat dans les trois jours à venir. Nous avons appris qu’une enquête a été lancée par la gendarmerie pour identifier les auteurs de la fermeture de la décharge.

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