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Nationale

Des augmentations de prix illégales

Des augmentations de prix illégales

Plusieurs produits de large consommation non concernés par les hausses de taxes ont été augmentés à plus de 50% de leur prix initial de manière illégale. A titre d’exemple, le yaourt a connu une augmentation de 5 DA sans aucune raison. Les services de contrôle sont donc avertis. La loi de finances 2018, effective depuis trois jours, prévoit un chapelet de taxes et d’augmentations de prix qui toucheront inévitablement au pouvoir d’achat du citoyen.
Applicable sur le territoire national, les prix ont été majorés de près de 5 DA et près de 2 DA pour le gasoil. Le prix de l’essence normale passe à 38,95 DA/litre (contre 32,69 DA en 2017), celui de l’essence super à 41,97 DA/litre (contre 35,72 DA en 2017), et celui de l’essence sans plomb à 41,62 DA/litre (contre 35,33 DA). Le prix du gas-oil, quant à lui, passe à 23,06 DA/litre (contre 20,42 DA). Seul le prix du GPL-c restera inchangé par rapport à 2017 (9 DA/litre). Pour cette troisième augmentation successive en trois ans, la loi de finances donne des explications. Dans l’exposé des motifs du projet de cette loi, le législateur explique que le réajustement des prix des carburants « s’inscrit dans le cadre d’une démarche globale et graduelle qui vise à rationaliser leur consommation, réduire leurs importations, augmenter les recettes fiscales, diminuer les subventions budgétaires, préserver l’environnement et endiguer le phénomène de la contrebande frontalière ». L’objectif visé par cette nouvelle augmentation est de générer des recettes supplémentaires de plus de 60 milliards de DA. Une dépense de plus pour le citoyen qui devra en assumer aussi d’autres augmentations, à commencer par les tarifs des transports des voyageurs qui sont aussi revus à la hausse. Cette majoration s’appliquera progressivement et pourrait osciller entre 25 et 50%. Tous les transports seront concernés, à commencer par les transports de voyageurs et de marchandises, mais aussi les transports exceptionnels chargés de la logistique. Par exemple, pour le voyage par bus sur une distance de moins de 200 km, le prix a doublé puisqu’il passera de de 150 DA en 2015 à 300 DA en 2017. Les augmentations des prix des carburants toucheront aussi les produits alimentaires, notamment agricoles en 2018.Transportés, généralement, du Sud vers le Nord et des zones rurales vers les grandes villes, les fruits et légumes risquent de connaître une flambée historique. 

La hausse des prix va toucher, en plus des légumes frais et des fruits, tous les autres produits d’importation, tel que le café et les légumes secs. En plus du prix du carburant, la loi a aussi institué une taxe additionnelle sur les produits tabagiques de 21 DA le paquet. Les spéculateurs sont déjà entrés en action. Plusieurs produits de large consommation non concernés par les hausses de taxes ont été augmentés à plus de 50% de leur prix initial. A titre d’exemple, le yaourt a connu une augmentation de 5 DA sans aucune raison. Les services de contrôles ont sont donc avertis. Même si l’impôt sur la fortune a été anulé des dispositions de la Loi de finances 2018, les personnes aisées devront s’acquitter aussi de plusieurs taxes. La Loi de finances a en effet instauré à partir de ce mois des taxes dont les citoyens aisés doivent s’acquitter. A partir de cette année les services des impôts ont été instruits de revoir leur prélèvement de l’impôt sur le revenu global (IRG). L’IRG est une retenue calculée à la source à partir d’un salaire imposable supérieur ou égal à 15 010 DA, Les services des impôts devront prendre en considération le train de vie des Algériens pour élaborer cet impôt. Et le texte de la Loi de finances est très éloquent là-dessus : « En cas de disproportion marquée entre le train de vie d’un contribuable et ses revenus, la base d’imposition à l’impôt sur le revenu global est déterminée en appliquant à certains éléments de train de vie le barème ci-après, compte tenu, le cas échéant, de la majoration prévue au 2, lorsque cette somme est, au moins, égale au seuil d’imposition du barème de l’impôt sur le revenu », précisent les nouvelles dispositions de l’article 98 du code des impôts directs et taxes assimilées qui ont été modifiées et complétées à la suite de l’adoption de la Loi de finances. Ainsi, si la résidence principale d’un citoyen algérien est une villa luxueuse. Les services des impôts devront estimer sa valeur et son propriétaire sera taxé sur la base de cinq fois plus la valeur locative actuelle courante. Idem pour les résidences secondaires. Le propriétaire devra s’acquitter d’un forfait équivalent à 6 fois plus sa valeur locative. Les voitures, les motos, les bateaux de plaisance et les chevaux, tous ces biens seront également taxés. Mêmes les employés de maison seront pris en considération dans l’élaboration du barème de l’IRG. Pour chaque personne âgée de moins de 60 ans au service exclusif et permanent de l’employeur ou de sa famille, ce dernier devra payer une taxe calculée sur la base de 70.000 DA par an.
 

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