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Nationale

Des associations s’opposent à un projet implanté sur des vestiges archéologiques

Des associations s’opposent à un projet implanté sur des vestiges archéologiques

Le mouvement associatif du chef-lieu de wilaya s’est mobilisé aujord’hui pour une action de protestation, qui nous rappelle celle du mois de juillet de l’année dernière. Des animateurs et des adhérents d’une quinzaine d’associations de protection du patrimoine et de l’environnement de la ville de Béjaïa, dont l’association Ardh (Terre) pour la sauvegarde et la promotion du patrimoine culturel de la ville de Béjaïa et l’Association du quartier El-Qods, ont observé, aux côtés des élus APC, APW, des militants de la LADDH, des militants de l’UDS et d’autres encore, un rassemblement devant un chantier de construction de 40 logements au lieudit « Bridja », près du Fort Abdelkader et d’une caserne militaire. Cette action a été décidée à l’issue de la réunion organisée par la Coordination des associations de la ville de Béjaïa, qui avait regroupée, le 10 du mois courant, en assemblée générale, une quinzaine d’associations.

Les protestataires ont appelé les autorités à l’annulation de ce projet qui est, selon eux, situé dans le périmètre d’une zone protégée de l’ancienne ville de Béjaïa. Ils ont réaffirmé leur « attachement à la protection de cette zone, la défense de la mémoire, l’application des lois de la République et la défense du patrimoine de la région », lit-on dans un appel, rendu public il y a quelques jours. Le président de l’association Ardh, Karim Khima, affirme avoir donné l’alerte, il y a plusieurs années, à ce sujet. « Nous avons saisi les autorités concernées, dont le président de l’APC, le directeur de la culture de la wilaya ainsi que le wali, sur la présence et la découverte, sur les lieux, de vestiges archéologiques et historiques romains et hammadides datant de plusieurs siècles. Un tombeau et des ossements humains ont été également découverts sur le site par le voisinage », a-t-il ajouté. M. Khima a fait observer que « ce projet avait été lancé dans les années 1990 avant d’être abandonné.

Mais, aujourd’hui, ils récidivent ». « J’ai saisi également les élus nationaux et le président de l’APW aux fins de les sensibiliser sur cette question, et ces derniers se sont déplacés sur les lieux jeudi dernier pour voir de plus près les travaux et nous soutenir dans notre démarche, qui consiste à sauvegarder les vestiges dont recèle le lieudit », a-t-il rappelé. L’association Ardh (Terre) pour la sauvegarde et la promotion du patrimoine culturel de la ville de Béjaïa et l’Association du quartier El-Qods, entre autres, dénoncent « une atteinte à un site riche en potentiel historique et archéologique qui remonte à l’ère romaine et à l’ère hammadide » et exigent « l’arrêt des travaux et la prise en considération du potentiel historique et archéologique du site ». Elles invitent le maître d’ouvrage, qui selon elles serait l’ANP, à « prendre en considération l’avis des associations qui luttent pour la sauvegarde du patrimoine ainsi que les recommandations du bureau d’études chargé de l’élaboration du plan de sauvegarde et de mise en valeur du secteur sauvegardé de la ville ».

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