-- -- -- / -- -- --
Nationale

Des apologistes d’actes terroristes de Daech condamnés

Des apologistes d’actes terroristes de Daech condamnés

Le tribunal d’Alger a prononcé avant-hier, tard dans la soirée, des peines allant de trois à vingt ans en passant par quatre et six ans de prison contre un groupe de terroristes poursuivi pour plusieurs chefs d’inculpation dont appartenance à un groupe terroriste activant à l’étranger et apologie d’actes de terrorisme, perpétrés notamment à l’étranger.

En effet, le président du tribunal criminel Kamel Hadj Mihoub, après des délibérations qui n’ont duré qu’une heure avec ses conseillers Hakim Mansouri et Houria Nachef ainsi que les deux membres du jury, est sorti pour annoncer le verdict tombé comme un couperet pour les parents et proches des mis en cause, qui n’ont pas caché leur mécontentement : « Ce sont des peines exagérées. Nos enfants n’ont pas commis de génocides pour être condamnés de la sorte. Ils n’ont fait qu’échanger des idées à travers Facebook. »

Selon l’arrêt de renvoi de la chambre d’accusation de la cour d’Alger, les inculpés, incarcérés à l’établissement pénitentiaire d’El-Harrach, ont été arrêtés suite à des informations fournies à la Gendarmerie nationale faisant état que les accusés étaient en relation directe avec des terroristes qui activaient au sein de l’organisation criminelle Daech. Le principal chef d’inculpation retenu contre eux est d’avoir encouragé les actes de barbarie perpétrés notamment en Syrie.

Le procureur général a requis des peines allant de dix ans à la réclusion à vie contre les inculpés, estimant que toutes les preuves légales et matérielles relatives à l’accusation sont formelles, notamment en ce qui concerne l’intention criminelle d’encourager des actes de terrorisme.

Les avocats de la défense se sont contentés de demander l’application des articles ayant trait aux circonstances atténuantes conformément aux articles 53 du code pénal et 592 du code des procédures pénales, arguant que les mis en cause n’ont jamais été poursuivis dans des affaires pénales ou criminelles.

Il convient de signaler que le même tribunal a prononcé quatre peines de vingt ans de prison par contumace contre quatre accusés qui n’ont pas daigné répondre aux convocations leur ayant été adressées par le parquet général de la cour d’Alger.

Suite à quoi, des mandats d’arrêt ont été lancés contre eux par le juge d’instruction en charge de l’enquête judiciaire et par les juges de la chambre d’accusation de la cour d’Alger.

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email