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Derbal : des fraudeurs sont déjà en prison

Derbal : des fraudeurs sont déjà en prison

Le président de la HIISE n’entend se laisser influencer, ni par une quelconque autorité, ni par un parti politique, dit-il.

Le président de la Haute Instance de surveillance des élections législatives (HIISE), Abdelwahab Derbal, a jeté hier un pavé dans la mare en révélant que des personnes pour lesquelles il est avéré qu’elles ont versé des pots-de-vin ou marchandé d’une quelconque façon pour figurer en bonne place dans les listes de candidats aux élections législatives du 4 mai prochain sont aujourd’hui incarcérées et que leur sort est entre les mains de la justice.

« Nous avons effectivement reçu des plaintes et on a réussi à rétablir l’ordre. Des gens sont déjà en prison puisqu’on a eu des preuves. Parmi eux, il y a des fonctionnaires », a-t-il déclaré. Il affirme « n’avoir reçu aucune correspondance » au sujet de l’achat de la position de tête de liste.

« On en a entendu parler comme tout le monde. Mais on n’a rien de concret à ce sujet », a-t-il dit.. Il rappelle ensuite que l’instance qu’il dirige ne peut réagir que sur la base de preuves. « Il ne suffit pas de parler.

On peut tous le faire. Sauf que ce n’est pas comme ça qu’on peut gérer des élections d’une telle envergure. Les gens doivent être responsables et doivent avoir des preuves entre leurs mains », a-t-il tenu à répondre à ceux qui lui reprochent, notamment des partis de l’opposition, d’être passif et de ne rien tenter contre cette pratique. Auparavant, il avait indiqué à la Chaîne III que les auteurs de ces fraudes et ceux impliqués dans le marchandage des candidatures « ont pu finalement être débusqués, présentés à la justice et incarcérés ».

Mais s’il réaffirme l’engagement de la Haute instance à défendre le choix des électeurs, Derbal n’en reconnaît pas moins qu’au vu des expériences vécues durant plusieurs années, « on ne peut changer toutes les choses à la fois ».

Interrogé pour savoir si l’instance qu’il préside a bénéficié des moyens propres à mener sa mission à bon port, il répond qu’elle a « peu de moyens, pas tous les moyens », contredisant ainsi les propos du Premier ministre qui avait assuré, lors de la cérémonie d’installation de la HIISE, que « tous les moyens matériels et humains seraient mis à sa disposition ».

Il assure cependant qu’elle entend, malgré tout, rester « indépendante » dans ses actions. Il signale qu’après son installation et les mesures qu’elle a entreprise pour assainir le fichier électoral, la Haute instance a été confrontée à « quelques cas de fraudes » relatives à la collecte des signatures nécessaires à un candidat pour être éligible.

Derbal souligne que la crédibilité des prochaines élections n’est pas du seul ressort de la structure qu’il préside mais qu’elle relève, aussi, du gouvernement, des partis politiques, de la société civile et des médias.

« En ce qui nous concerne, nous allons assurer la propreté des élections, en appliquant la loi et en faisant barrage à tous ceux qui chercheraient à être élus en usant de tous les moyens », affirme-t-il.

Le fils aîné du SG du FLN a été pris la main dans le sac la semaine dernière par les éléments de la Gendarmerie nationale, qui ont trouvé chez lui une importante somme d’argent avec une liste de noms de candidats.

Des personnalités importantes, des poids lourds de la politique, des ministres et des députés sont menacés d’exclusion par les DRAG sur la base de rapports d’enquêtes établis par les services de sécurité.

Ils ne répondent pas aux critères exigés par la loi électorale. Que leur reproche-t-on ? En plus de la menace d’exclusion, des têtes de listes sont contestées partout et ce à travers les 48 wilayas du pays.

Presque toutes les grosses cylindrées sont confrontées à ce genre de contestation. Au FFS, le député Chafaa Bouaiche, élu à Bejaia, est lui aussi contesté par au moins douze sections qui ont affirmé que dans le cas où il est maintenu sur la liste du FFS, la majorité des militants de cette wilaya, fief traditionnel du FFS, voteront en faveur des listes adverses. D’autre part, les militants du FFS estiment qu’un député qui a passé un mandat doit laisser la place à d’autres cadres du parti.

En 2012 par exemple, Hocine Aït Ahmed, alors président du FFS, avait exigé qu’aucun député du mandat 1997-2002 ne soit retenu pour une seconde mandature. Aït Ahmed voulait assurer l’alternance au sein de son parti, mais les opportunistes de tout bord profitent de son absence pour accaparer ce parti comme une propriété personnelle. Mais au FFS, les temps ont changé depuis la disparition de son leader.

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