Dérapage de la Justice française : Le rappel à l’ordre du Sénat algérien
Le bureau du Conseil de la nation a exprimé sa vive réprobation face aux « dérives irresponsables et inacceptables » du procureur antiterroriste de la France officielle, les qualifiant de « nouvelle déchéance dans le flot de déclarations incohérentes ».
Dans un communiqué, diffusé ce mardi, le bureau élargi du Sénat aux présidents des groupes parlementaires et au Questeur, a qualifié les déclarations de ce procureur d’attitude « inappropriée et un recul préoccupant dans les relations entre les deux pays ». La Chambre haute du Parlement a dénoncé des prises de position émanant de certains responsables français qui s’érigent « en donneurs de leçons sur le destin du peuple français », proférant des déclarations dictées par « leurs penchants personnels », révélant « l’essoufflement du discours de certains responsables et une crainte maladive vis-à-vis de l’Algérie ».
Cette réaction est intervenue après les récentes déclarations du procureur national antiterroriste français, Olivier Christen, sur Franceinfo, qui affirmait l’ouverture d’une procédure judiciaire visant l’Algérie pour « terrorisme d’Etat ». Une source autorisée du ministère des Affaires étrangères, relayée par l’agence officielle, a réagi par une riposte tranchante, évoquant une « accusation injustifiée » qui ne peut que « susciter indignation et mépris ». Selon cette source, le magistrat français a, « de manière désinvolte, inconsidérée et irresponsable, fait mention de l’Algérie au titre de procédures ouvertes pour terrorisme d’Etat ».
Pour Alger, il s’agit encore d’une sortie médiatique assimilée à « une vaine agression contre l’Algérie, qu’un contexte français délétère érigé en bouc émissaire et en dérivatif à tous les défis qui assaillent la France et qui peine à les relever ».
Par ailleurs, une réunion du bureau du Conseil de la nation a eu lieu, hier, présidée par Azouz Nasri. A l’ordre du jour, l’examen du calendrier des travaux du Conseil pour la période allant du 8 au 16 avril 2026, ainsi que l’étude de la situation des questions orales et écrites déposées auprès du bureau, et l’examen des propositions d’activités des commissions permanentes, notamment les missions d’information temporaires et les actions relatives à la promotion et à l’ancrage de la culture parlementaire.
A cette occasion, le bureau élargi du Conseil de la nation a salué les décisions annoncées à la faveur du dernier Conseil des ministres, ainsi que les mesures positives et porteuses d’espoir qu’elles génèrent au bénéfice des citoyennes et des citoyens.
S’agissant du calendrier des travaux du Conseil pour la période à venir, le bureau a décidé de reprendre les séances plénières publiques, à partir de demain, par une séance plénière consacrée à la présentation et au débat du texte de loi fixant les circonscriptions électorales et le nombre de sièges à pourvoir au Parlement. Les débats se poursuivront l’après-midi de la même journée, avant que le représentant du gouvernement, ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, ne réponde aux interventions et préoccupations des membres du Conseil, suivi immédiatement du vote sur le texte.
La séance plénière du jeudi 9 avril 2026 sera, quant à elle, consacrée à la présentation et à la discussion du texte de loi organique relatif aux partis politiques. Les débats se poursuivront l’après-midi, avant le vote sur le texte.
La commission des affaires juridiques, administratives et des droits de l’homme, de l’organisation locale, de l’aménagement du territoire et du découpage territorial poursuit actuellement l’élaboration de ses rapports sur ces deux textes, lesquels seront présentés lors des séances plénières.
La même séance sera également consacrée à l’adoption des dispositions restant en suspens dans le texte de loi relatif au code de la route.
Il a également été décidé de fixer à dimanche prochain la séance plénière consacrée à la présentation et à l’adoption du texte de loi portant règlement budgétaire pour l’exercice 2023, ainsi que l’adoption des dispositions en suspens dans le texte de loi relatif à la criminalisation du colonialisme français en Algérie.