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Déploiement de 200 soldats supplémentaires en Syrie

Déploiement de 200 soldats supplémentaires en Syrie

Le secrétaire américain à la Défense Ashton Carter a annoncé hier le prochain déploiement de 200 soldats supplémentaires en Syrie pour aider des forces locales à reprendre la ville de Raqa au groupe terroriste Daech.

« Les Etats-Unis vont déployer quelque 200 soldats supplémentaires en Syrie, incluant des forces spéciales, des formateurs, des conseillers et des équipes d’experts en explosifs », a déclaré le chef du Pentagone, qui s’exprimait devant un forum sur la sécurité régionale à Manama.

Ces militaires se joindront à quelque 300 soldats des forces spéciales américaines, déjà déployés en Syrie pour conseiller la coalition arabo-kurde des Forces démocratiques syriennes (FDS) qui mène une offensive pour chasser Daech de la ville septentrionale de Raqa.

Ces militaires au sol guident aussi les bombardements de la coalition internationale contre Daech, pilotée par les Etats-Unis, et qui opère sans l’aval des autorités syriennes. La coalition arabo-kurde a affirmé avoir terminé la première phase de son opération et se trouve à environ 25 kilomètres de Raqa.

Washington cherche également à « empêcher Daech de trouver un sanctuaire au-delà de Raqa », a ajouté Ashton Carter devant les participants au forum, organisé par l’Institut international des études stratégiques (IISS).

Les Etats-Unis appuient également les forces irakiennes qui mènent une vaste bataille depuis le 17 octobre pour reprendre aux terroristes leur bastion de Mossoul dans le nord de l’Irak, pays voisin de la Syrie.

« C’est une mission complexe qui prendra du temps, mais je suis confiant que les jours de Daech à Mossoul sont comptés », a commenté le chef du Pentagone. Avec l’offensive contre Mossoul et Raqa, la coalition internationale contre Daech a atteint « une étape cruciale », a estimé Ashton Carter. Quel sera l’avenir de Daech si les deux principales villes contrôlées par les terroristes tombent ? « Nous devons être prêts à tout », a dit Ashton Carter.

Les « alliés » du Golfe doivent mettre la main à la poche
Des experts estiment que le groupe extrémiste pourrait recourir à une technique de guerre impliquant attentats suicides et attaques éclairs pour maintenir l’instabilité. Le chef du Pentagone a par ailleurs déploré « certaines imperfections » dans la réponse régionale à Daech.

« Certaines des puissances régionales ici au Moyen-Orient n’ont pas atteint le plein potentiel qu’on pourrait espérer », a-t-il dit, sans citer nommément aucun des alliés des Etats-Unis dans la région. Ces alliés pourraient faire plus, politiquement et économiquement, pour aider les forces locales impliqués dans le combat contre les terroristes en Irak et en Syrie, a-t-il ajouté, soulignant que « l’intérêt mutuel commande un engagement mutuel ».

Des monarchies du Golfe, dont l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis, sont membres de la coalition internationale et ont à ce titre participé aux frappes contre Daech. Mais depuis mars 2015, elles ont concentré leurs opérations au Yémen où elles interviennent en soutien au gouvernement contre les Houthis.

Ces monarchies n’ont cependant pas caché leur déception face à l’hésitation de l’administration du président Barack Obama à s’impliquer davantage dans l’agression contre le gouvernement syrien légitime et à l’amorce par Washington d’une ouverture envers l’Iran, leur principal rival régional. Mais Ashton Carter a voulu rassurer : « Le département de la Défense a la capacité et la détermination à rester le meilleur partenaire en matière de sécurité pour cette région ». Ashton Carter qui venait d’Afghanistan, effectue sa dernière tournée avant la passation de pouvoir à son successeur, l’ex-général James Mattis. 

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