Dépistage de l’autisme : Le repérage s’accélère dès la petite enfance
À l’approche de la rentrée sociale et scolaire 2026/2027, les secteurs de la santé et de la solidarité nationale renforcent leurs actions en faveur du dépistage précoce des troubles du spectre de l’autisme (TSA). Des campagnes de sensibilisation seront menées auprès des parents, tandis que les structures sanitaires et éducatives sont appelées à renforcer le repérage, l’orientation et l’accompagnement des enfants présentant des signes évocateurs.
Le dépistage précoce des troubles du spectre de l’autisme figure parmi les priorités des préparatifs de la rentrée sociale 2026/2027. Dans ce cadre, le ministère de la Santé a instruit ses directions de wilaya de mobiliser les unités de dépistage et de suivi ainsi que les spécialistes en pédopsychiatrie, afin de renforcer le repérage des enfants présentant des signes susceptibles d’évoquer un TSA et de garantir leur orientation vers les structures compétentes.
Cette démarche vise à limiter les retards dans le diagnostic et à favoriser la mise en place d’un accompagnement adapté dès l’apparition des premiers signes. Elle concerne notamment les enfants scolarisés chez lesquels des difficultés comportementales ou cognitives sont observées.
Selon une correspondance du ministère de la Santé, les parents, les associations et les enseignants peuvent orienter les élèves concernés vers les unités de dépistage et de suivi. Ces structures sont chargées d’évaluer les situations et, lorsque cela est nécessaire, d’orienter les enfants vers les consultations de pédopsychiatrie au niveau de la wilaya. Si les capacités locales ne permettent pas une prise en charge adaptée, l’orientation peut également se faire vers un psychiatre ou un pédopsychiatre d’une wilaya voisine.
Le spécialiste intervient ensuite pour établir le diagnostic et définir un parcours de prise en charge adapté à chaque enfant, en tenant compte des dimensions médicale, éducative et sociale. Cette démarche doit être menée en coordination avec les services de l’éducation nationale et de la solidarité nationale.
Les structures de la petite enfance mobilisées
La mobilisation ne concerne toutefois pas uniquement les enfants scolarisés. La Direction de l’action sociale et de la solidarité (DASS) d’Alger a également appelé les responsables et directeurs des établissements d’accueil de la petite enfance à organiser des campagnes de sensibilisation au profit des parents.
Dans une correspondance adressée aux établissements concernés, faisant suite à une instruction du ministère de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, la DASS d’Alger demande à intensifier les actions d’information sur l’importance du dépistage précoce des signes de l’autisme.
Cette démarche cible notamment les familles dont les enfants sont accueillis dans les structures de la petite enfance, qui prennent en charge des enfants âgés de 3 mois à moins de 6 ans. Cette période constitue un moment important pour repérer les premiers signes et favoriser une intervention précoce.
Les établissements sont ainsi appelés à organiser des rencontres et des actions de sensibilisation au profit des parents, mais aussi à recourir à tout autre moyen permettant d’améliorer l’information du public sur les TSA.
Pour les autorités, l’enjeu consiste à renforcer le repérage et à intervenir le plus tôt possible afin d’améliorer les conditions d’accompagnement et d’inclusion des enfants concernés dans les milieux éducatif et social.
La DASS d’Alger a, dans ce cadre, demandé aux établissements d’accueil de la petite enfance de transmettre des rapports périodiques sur le déroulement des actions de sensibilisation. La direction a également insisté sur la nécessité de respecter et de mettre en œuvre les dispositions contenues dans la correspondance.
Cette mobilisation intersectorielle traduit la volonté de renforcer les mécanismes d’accompagnement des enfants à besoins spécifiques dès la petite enfance, en associant davantage les familles, les professionnels de santé, les enseignants et les structures spécialisées.
Au niveau sanitaire, le ministère de la Santé prévoit également une séance d’information consacrée aux troubles du spectre de l’autisme, destinée notamment aux coordinateurs de la santé scolaire et aux personnels des unités de dépistage et de suivi. Prévue en visioconférence le 2 septembre, cette rencontre doit contribuer à harmoniser les pratiques et à renforcer la coordination entre les différents intervenants.
L’objectif affiché est de construire un parcours plus fluide, depuis le repérage des premiers signes jusqu’à l’évaluation spécialisée, au diagnostic et à la prise en charge, tout en associant étroitement les parents et les différents secteurs concernés. Une approche qui place le dépistage précoce au cœur des efforts visant à améliorer l’accompagnement et l’inclusion des enfants présentant un trouble du spectre de l’autisme.