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Dénouement dans l’affaire du détournement d’un avion d’EgyptAir

Dénouement dans l’affaire du détournement d’un avion d’EgyptAir

Le détournement d’un avion de la compagnie aérienne EgyptAir qui effectuait la liaison entre Alexandrie et Le Caire s’est achevé sans effusion de sang hier après-midi sur l’aéroport de Larnaca, à Chypre, le pirate de l’air, dont le mobile n’a pas encore été clairement établi, s’étant rendu aux autorités.

Il y avait 81 personnes, dont 15 membres d’équipage, à bord de l’Airbus A320 lorsque celui-ci a décollé d’Alexandrie, a indiqué le ministère égyptien de l’Aviation civile.

Des informations contradictoires ont circulé sur le mobile du preneur d’otages, un homme de nationalité égyptienne qui portait une ceinture d’explosifs factice.

Les autorités chypriotes et égyptiennes ont assuré que son geste ne semblait pas être motivé par le terrorisme, tandis que selon la télévision chypriote, il aurait demandé la libération de femmes retenues prisonnières en Egypte.

Après l’atterrissage de l’Airbus à l’aéroport de Larnaca et des négociations, le pirate n’avait dans un premier temps gardé en otage que trois passagers et quatre membres d’équipage. Un peu plus tard, six des otages sont sortis de l’avion en empruntant la passerelle, tandis que le septième s’est glissé par une fenêtre du cockpit et a pris la fuite. Le pirate de l’air est ensuite sorti les mains en l’air et s’est rendu aux autorités.

« C’est terminé », a commenté le ministère chypriote des Affaires étrangères sur son compte Twitter. S’exprimant devant la presse après cette issue heureuse, le Premier ministre égyptien, Chérif Ismaïl, a déclaré que les enquêteurs allaient tenter de déterminer les motivations du preneur d’otages. 

« A un moment, il a demandé à rencontrer un représentant de l’Union européenne, à un autre à aller dans un autre aéroport, mais il n’avait pas d’exigence particulière », a-t-il dit. Un diplomate chypriote, Alexandros Zenon, avait auparavant déclaré que l’homme avait une conduite « incohérente », en écho à de précédentes déclarations du président Nicos Anastasiades, selon lesquelles le geste du pirate semblait motivé par des considérations personnelles.

D’après des témoins, il a lancé une lettre écrite en arabe sur le tarmac demandant qu’elle soit portée à son ex-femme, qui est chypriote.

Selon le ministre égyptien de l’Aviation civile, Chérif Fathy, le pilote de l’Airbus, Omar al Gammal, a informé les autorités qu’il avait été menacé par un passager qui disait porter une ceinture d’explosifs et l’avait forcé à dérouter l’avion sur Larnaca.

Il a ajouté que les autorités doutaient de l’authenticité de la ceinture mais qu’elles n’avaient voulu prendre aucun risque.
« Nos passagers vont bien et l’équipage va bien aussi. Nous ne pouvons pas parler d’acte terroriste. Il ne s’agissait pas d’un professionnel », a-t-il déclaré après le dénouement de la prise d’otages.

L’examen par les services de sécurité chypriotes de la ceinture du pirate a confirmé qu’il s’agissait d’un objet factice, a précisé le ministère égyptien de l’Aviation civile dans un communiqué.
Parmi les passagers à bord de l’avion figuraient huit Américains, quatre Britanniques, quatre Néerlandais, deux Belges, un Italien, un Syrien et un Français, a-t-il ajouté.

Au Caire, des sources au sein des services de sécurité ont indiqué qu’un vol à destination de New York avait été retardé pour des questions de sécurité liées au détou
nement de Larnaca. 

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