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Nationale

Démission du DG de l’AADL

Démission du DG de l’AADL

Le directeur général de l’Agence nationale de l’amélioration et du développement du logement (AADL), Lyès Benidir, a fini par jeter l’éponge en démissionnant samedi dernier.

Le Jeune Indépendant avait donné l’information en exclusivité il y a quelques jours avant que Benidir ne demente l’information le lendemain dans un contact téléphonique avec la rédaction du journal.

Même le ministre de l’Habitat, Abdelmadjid Tebboune, avait confirmé le démenti en déclarant que le DG de l’AADL restait à son poste.

Or, Lyès Benidir n’est plus DG de l’AADL. Sa démission a été acceptée hier par le ministre de l’Habitat. C’est Mohammed Tahar Belaribi, directeur central au ministère, qui avait assuré l’intérim pendant quelques jours à la tête de l’ENPI, qui lui succèdera Visiblement, la restructuration que Tebboune vient de mettre en place n’est pas du goût de Benidir.

En quoi consiste cette restructuration ? En clair, c’est la création de plusieurs postes de vice-président pour seconder Benidir, vu l’importance prise par l’AADL devenue le fer de lance de la politique de l’habitat, et vu aussi la pression que cette agence subit de la part des souscripteurs.

Tout porte à croire que Benidir a considéré la mise en place de vice-présidents comme une amputation de ses prérogatives et une mise à l’écart qui ne dit pas nom.

Mais d‘autres sources donnent une autre version de cette démission, à savoir que Benidir aurait fini par jeter l’éponge face aux pressions multiples de la part de centres occultes pour obtenir des logements, en violation de la procédure d’attribution qui fixe des critères rigoureux, comme le niveau des revenus et aussi l’obligation pour le souscripteur de déclarer qu’il n’a pas obtenu précédemment de logement ou de lot de terrain à bâtir.

Une autre raison est avancée, affirmant que Benidir a été forcé par le ministère d’accepter d’ouvrir massivement de nouvelles souscriptions pour les logements AADL, lesquels ont dépassé la barre des 700 000 alors que ceux de 2001 n’ont pas été satisfaits à ce jour et qui plus est, il n’y a même pas d’assiettes de terrain dégagées pour les nouvelles constructions.

Lyès Benidir a fait savoir à plusieurs journaux qu’il n’a pas été limogé mais qu’il a démissionné de son poste à la tête de l’agence pour des « raisons personnelles ».

L’ancien DG réagissait ainsi aux informations qui faisaient état de son limogeage » par le ministre de l’Habitat, Abdelmadjid Tebboune. Tarek Belarbi, un cadre du secteur, a été chargé d’assurer l’intérim de l’AADL. Dans la foulée, le ministre a également nommé Mohamed Belhadi au poste de directeur général de l’Entreprise nationale de Promotion immobilière (ENPI). La démission de Lyès Benidir confirme la présence permanente de tensions entre le ministre et l’ex-DG.

Cette démission ou ce limogeage de Lyès Benidir achève d’aggraver une crise du logement qui est loin de tirer à sa fin, contrairement à ce que dit le ministre de l’Habitat. Il apparaît très clairement que le directeur général de l’AADL n’est qu’un fusible et que son départ -volontaire ou forcé-vise à faire accroire aux souscripteurs que le problème vient de lui. Lyès Benidir se retrouvait, en plus, secondé de quatre directeurs adjoints.
 

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