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Nationale

Dégradation de la santé du détenu Asfari : Appel à la mobilisation internationale

Dégradation de la santé du détenu Asfari : Appel à la mobilisation internationale
Naama Asfari.

Détenu arbitrairement depuis quinze ans au Maroc, et victime de conditions intolérables de l’administration pénitentiaire marocaine, la vie du prisonnier politique sahraoui Naâma Asfari est en grand danger.

Au 37e jour consécutif de sa grève de la faim illimitée, la santé du détenu sahraoui se détériore gravement dans un contexte de solidarité et de mobilisation régionale et internationale croissante. Sa situation cristallise déjà une bataille diplomatique et une pétition mondiale réclamant une intervention urgente des Nations unies vient d’être lancée pour sa vie.

La grève de la faim de Naâma Asfari, dénommée « grève de la dignité », suscite déjà une grande inquiétude à l’étranger, déclenchant des initiatives de la part de diplomates, parlementaires, intellectuels et autres personnalités politiques.

Un rapport sur la situation de Naâma Asfari et de ses compagnons du groupe Gdeim Izik a été publié avant-hier par le Mécanisme national de coordination de l’action de droits de l’homme. Selon le rapport, Naâma Asfari, actuellement détenu à l’isolement à l’infirmerie de la prison de Kénitra, au nord de Rabat, souffre d’un épuisement extrême qui met en péril ses fonctions vitales. Il doit avoir perdu plus de neuf kilos depuis le début de sa grève de la faim.

La même source indique que face au mépris de l’administration pénitentiaire à l’égard de ses demandes, M. Asfari a refusé les examens médicaux et le suivi de sa santé, préférant rester dans sa cellule.

Ce rapport met en lumière une vaste campagne de solidarité au sein des prisons marocaines, menée par les 19 membres du groupe Gdeim Izik, qui purgent des peines allant de 20 ans à la perpétuité sur la base d’aveux extorqués sous la torture.

Cependant, la mobilisation internationale se poursuit et s’intensifie. Les manifestations de solidarité se poursuivent dans plusieurs régions en Espagne, dans des pays de l’Amérique latine et en Europe. Des appels ont été adressés au secrétaire général des Nations unies, au haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, à l’envoyé personnel du secrétaire général des Nations unies pour le Sahara occidental, Staffan de Mistura, et au Comité international de la Croix-Rouge. Ces appels demandent l’envoi de missions indépendantes d’enquête et d’inspection, ainsi que des mesures visant à garantir la protection des prisonniers civils sahraouis, soumis depuis des années à une répression féroce et à la violation de leurs droits fondamentaux, après avoir été victimes de procès simulacres et iniques.

En Algérie, l’Association des journalistes et écrivains sahraouis en Europe et le Réseau des journalistes algériens solidaires de la lutte du peuple du Sahara occidental (JASSO) ont exprimé hier leur profonde préoccupation face à la détérioration de l’état de santé du détenu civil sahraoui, Nâama Asfari.

Dans un communiqué rendu public, l’Association et le JASSO ont souligné que l’état de santé du militant « est en train de se dégrader devant le mutisme des autorités d’occupation, dont la responsabilité sur sa situation est clairement engagée ». Ils appellent l’Organisation des Nations unies ainsi que l’ensemble des organisations et instances internationales des droits de l’homme à intervenir de toute urgence. Tout comme ils sollicitent ces instances à exercer des « pressions sur l’Etat d’occupation marocain afin d’obtenir la libération immédiate du détenu sahraoui Nâama Asfari, de ses compagnons du groupe de Gdeim Izik, ainsi que de tous les prisonniers civils sahraouis incarcérés dans les prisons de l’Etat d’occupation marocain ».

En outre, l’Association des journalistes et écrivains sahraouis en Europe et le Réseau des journalistes algériens solidaires de la lutte du peuple du Sahara occidental lancent un appel à tous les journalistes, les professionnels des médias et les défenseurs des droits de l’homme, afin d’intensifier les efforts pour faire connaître la grève de la faim illimitée menée actuellement par Naâma Asfari.

Ils appellent à œuvrer pour faire entendre sa voix auprès de l’opinion publique internationale, à travers la publication et la diffusion de messages de solidarité dans les médias nationaux et internationaux, les plates-formes numériques, les réseaux sociaux et tous les espaces disponibles.



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