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Nationale

Déferlante estudiantine à Béjaïa : Les enseignants se sont joints au mouvement

Déferlante estudiantine à Béjaïa : Les enseignants se sont joints au mouvement

Ils étaient plus d’un millier d’étudiants et d’enseignants de l’université Abderrahmane-Mira de Béjaïa à marcher pacifiquement hier contre un nouveau mandat du chef de l’Etat sortant. Ils ont fortement décrié la candidature du président Abdelaziz Bouteflika pour un cinquième mandat, et ce tout au long du parcours séparant le campus Targa-Ouzemour, point de départ de la manifestation, et le siège de la wilaya. Ils ont fortement exigé le départ du système et de tous ses supplétifs. Les marcheurs se sont organisés en plusieurs carrés. Il faut dire qu’ils étaient des milliers d’étudiants à sortir dans la rue. Plus de 30 000 selon certains.

D’autres avancent 40 000. Dans le premier carré on pouvait remarquer plusieurs enseignantes et enseignants et des organisateurs de la marche, dont ceux des comités de cités et d’associations estudiantines. Des banderoles ont été arborées avec des slogans très hostiles au 5e mandat du président Abdelaziz Bouteflika. Les manifestants ont arboré également l’emblème national. La marche s’est passée dans une ambiance bon enfant. Preuve en est que les commerçants ont gardé sans crainte aucune leurs magasins ouverts. Beaucoup de détermination se lisait sur les visages des étudiants qui semblent plus que jamais mobilisés pour chasser le système comme ils l’ont crié très fortement. Il convient de noter que des adhérents au Snapap affiliés à la confédération générale autonome des travailleurs en Algérie (CGATA) ont marché aux côtés des étudiants. « Ils affirment qu’ils marcheront avec le peuple en tant que syndicalistes concernés et qui ne cessent de réclamer le changement radical pacifiquement en Algérie ».

Pour les syndicalistes du Snapap, “les droits s’arrachent mais ne s’offrent pas”. Par ailleurs, Saïd Salhi, vice-président de la Ligue de défense des droits de l’homme, souligne qu’« un cri de colère profond monte des entrailles du peuple algérien, de toute l’Algérie et de tous les coins du monde ». Et d‘ajouter : « Il faut être aveugle, sourd et muet pour ne pas le percevoir ». Pour M. Salhi, « le changement, la rupture, la refondation, l’authenticité, l’histoire réappropriée, l’identité retrouvée, la liberté de dire et d’agir, la vérité, la dignité, le droit d’avoir des droits… étaient les maîtres mots de cette déferlante citoyenne qui se déverse dans la rue algérienne », lit-on dans un post. Notons que le secteur de l’éducation était relativement paralysé hier suite à la grève de l’Intersyndicale. Selon Slimane Zenati, “la grève a été bien suivie et le taux d’adhésion était de 75% à Béjaïa”.

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