Défense globale : l’ANP sanctuarise les infrastructures névralgiques de l’État
Pour le ministre délégué auprès du ministre de la Défense nationale, la pérennité de l’État repose sur la sanctuarisation de ses points névralgiques. En visite de travail ce mardi le général d’armée Saïd Chanegriha a mis en exergue le lien vital entre sécurité des installations et souveraineté nationale, décrivant ces structures comme les flux vitaux irriguant la stabilité de la nation.
Lors de l’ouverture des travaux d’un séminaire consacré à ce sujet, tenu au Cercle national de l’Armée, à Béni Messous (Alger), le général d’armée a évoqué la question de la protection des installations vitales face aux nouvelles menaces, ainsi que les perspectives d’amélioration et la contribution de l’ANP dans la sécurisation de ces installations. Ces menaces sont terroristes, de sabotage, cybernétiques ou relevant de ce que l’on appelle aujourd’hui les menaces hybrides.
Le général d’armée a souligné, dans son allocution, que « les installations vitales ne se limitent plus à de simples actifs économiques, dans la mesure où leur rôle s’est consolidé pour constituer de véritables artères de vie, irriguant le corps de l’Etat moderne en sécurité et stabilité, impulsant les dynamiques d’intégration du développement et contribuant à la promotion de la sécurité nationale dans toutes ses dimensions ».
Selon le chef d’état-major de l’ANP, « la protection des installations vitales et des infrastructures s’impose comme un choix stratégique et rationnel, constituant une composante essentielle du dispositif de défense nationale et se plaçant au cœur de la sécurité globale.
Le général d’armée a également affirmé que l’ANP contribue, de manière essentielle, à la sécurisation des installations vitales et veille à l’actualisation permanente des plans d’intervention des équipes d’intervention et leur formation ainsi qu’à la coordination entre les différents acteurs concernés.
Dans ce cadre, « l’ANP joue un rôle fondamental et central, contribuant, à travers ses unités opérationnelles et son appareil sécuritaire, à la sécurisation des installations stratégiques par la mise en œuvre de plans de protection et d’intervention, afin de faire face à diverses menaces, qu’elles soient terroristes, de sabotage, cybernétiques ou relevant de ce que l’on appelle aujourd’hui les menaces hybrides », a souligné le général d’armée.
Saïd Chanegriha a également affirmé que l’ANP veille à « l’actualisation et au développement permanent des plans d’intervention des équipes d’intervention et de leur formation, ainsi que des méthodes de planification et de coordination entre les différents secteurs, et ce dans le cadre d’une approche globale fondée sur l’anticipation plutôt que la réaction, la prévention plutôt que le traitement, tout en consolidant la complémentarité entre le facteur humain et les technologies modernes ».
Il convient de souligner que des conférences ont été présentées, au cours desquelles les professeurs et experts participants ont abordé les différents aspects du sujet, notamment le fondement stratégique et conceptuel de la protection des installations sensibles, la responsabilité des acteurs et les mécanismes de coordination, l’évolution des menaces contre les infrastructures sensibles, le dispositif de protection entre technologie et facteur humain, ainsi que le lien entre infrastructures sensibles et défense nationale, et les orientations stratégiques pour une protection souveraine face aux menaces du futur.
Les interventions ont également été ponctuées de débats et de contributions d’experts et de cadres, qui ont présenté des visions et des idées ayant contribué à enrichir les travaux du séminaire et ses recommandations.