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Nationale

Dédouanement d’un matériel de production usagé à Annaba

Dédouanement d’un matériel de production usagé à Annaba

Le port commercial d’Annaba est désormais dans le collimateur des services de sécurité. Secoué par une série de scandales sans précédent après l’affaire de l’importation des 220 000 tonnes de sucre surfacturées, l’importation illicite de 600 000 capsules de cartouches, importées de Turquie, et tout récemment par l’importation de quatre conteneurs remplis de chiffon. Les langues commencent à se délier.

Une affaire de fausse déclaration en douane relative à l’importation d’une chaîne de conditionnement d’eau minérale rénovée traitée récemment au profit d’un opérateur économique de la région au niveau du port d’Annaba risque d’éclabousser pas mal de monde, en raison des conditions obscures qui l’ont entourée. Parmi les responsables qui risquent de se voir compromis dans ce qui s’apparente déjà à un scandale économique on cite des cadres des

Douanes et du ministère de l’Industrie et des Mines pour avoir facilité l’entrée sur le territoire national une unité de production qui a servi à l’étranger par le passé et qui a été démontée et en partie rénovée.

Selon des sources proches des services de Douanes algériennes d’Annaba, qui ont requis l’anonymat, ce dossier à priori litigieux a, en effet, été liquidé à l’avantage exclusif et arbitraire d’un industriel connu à Berrahal et à Annaba répondant aux initiales B. A. et ce, en contradiction totale avec la législation en vigueur et au mépris du code des Douanes.

N’hésitant pas à parler de malversations, notre source indique que ledit industriel a pu faire dédouaner cet équipement en présentant, à posteriori, une dérogation spéciale, qu’il a pu se faire délivrer par on ne sait quel « tour de passe-passe » par le ministère de l’Industrie. Ceci, alors que ce document quasi nécessaire est exigé avant même l’importation de n’importe quel matériel de production usagé et rénové et que l’industriel en question n’en disposait pas du tout au moment où sa marchandise a été débarquée à Annaba.

Elle affirmera, par ailleurs, qu’il est pratiquement difficile de se procurer une telle autorisation même dans une situation régulière, c’est-à-dire dans le cas où la marchandise n’a pas encore été importée et c’est la raison pour laquelle les industriels préfèrent ramener des équipements de production neufs qu’ils pourront dédouaner le plus normalement du monde », signale encore notre interlocuteur.

Celui-ci ajoutera sous le sceau de la confidence que l’affaire a été portée à la connaissance des services compétents, lesquels seraient sur le point d’ouvrir une enquête, qui permettra de savoir pourquoi la chaîne de conditionnement d’eau minérale usagée n’a pas fait l’objet d’une saisie et d’un dossier en contentieux avant d’être soumis à une décision de justice, comme le prévoit la règlementation.

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