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Nationale

Déclaration de la politique générale du gouvernement  : Entre satisfaction et réserves des députés 

Déclaration de la politique générale du gouvernement  : Entre satisfaction et réserves des députés 

Les débats autour de la déclaration de politique générale du gouvernement ont débuté ce lundi au niveau de la Chambre basse du Parlement. Entre approbation et réserves, les députés, qui ont pris la parole durant le premier ‘’round’’ des débats, ont salué les réalisations du gouvernement mais surtout signalé les manques dans certains secteurs. 344 demandes d’intervention ont été enregistrées dans la matinée de ce lundi, ce qui dénote le grand intérêt des parlementaires sur ce débat.  

Après une année de la présentation du plan d’action du gouvernement, voici venu le temps du bilan. Le Premier ministre a présenté ce lundi, dans un hémicycle archicomble, la déclaration de politique générale axée sur cinq chapitres, relatifs au bilan d’action du gouvernement (de septembre 2021 à août 2022). Si les réalisations du gouvernement durant cette période ont été saluées par les intervenants, des réserves ont été émises par les députés, pointant du doigt certains secteurs qui n’ont pas atteint les objectifs tracés. 

Le député du parti El Bina, Abdelkader Berriche, qui a souligné l’amélioration des indicateurs économiques, résultat des facteurs internes et externes, n’a pas manqué de signaler des insuffisances constatées dans certains secteurs. « La situation financière confortable du pays offre l’occasion au gouvernement de mettre en œuvre le plan d’action. On espère que cette bonne santé financière aura un impact sur la situation économique et sociale par l’amélioration du niveau de vie des citoyens », a-t-il précisé, évoquant des carences dans les réalisations de certains secteurs. « Certains secteurs n’ont pas été à la hauteur de leurs engagements. Pourquoi n’ont-ils pas réalisé les objectifs tracés ? », s’est interrogé le député, qui est aussi membre de la commission finance et budget de l’APN.

Le report de certains dossiers intrigue aussi l’élu, à l’instar de la réforme et la modernisation du système financier et bancaire, ainsi que la révision de la loi sur la monnaie et le crédit. Il s’est dit aussi surpris par l’absence de réponse du gouvernement sur le dossier de la révision de la politique de subvention, bien que le gouvernement ait reçu le quitus du Parlement sur cette question. 

Al Baraa Bengrina, de la même formation politique, a signalé, pour sa part, l’absence d’indicateurs chiffrés et de données nécessaires pour évaluer la politique générale du gouvernement. Il a néanmoins évoqué les réalisations du gouvernement relatives, entre autres, aux augmentations des salaires et au retour de l’Algérie sur la scène internationale. L’engagement du gouvernement de présenter son bilan dans les délais a, par ailleurs, été salué par Younes Hariz d’El Bina, qui a exprimé des réserves sur certaines mesures engagées par le gouvernement. « La relance de l’industrie pharmaceutique, qui a permis la réduction de l’importation de certains produits, a eu un impact sur la disponibilité de certains médicaments », a-t-il expliqué. 

Approbation et réserves de la déclaration de politique générale du gouvernement du côté du FLN aussi. Saïd Bridja a affirmé que son parti salue les réalisations du gouvernement durant cette année. Cela n’a pas empêché le plus vieux parti d’exprimer des réserves et d’émettre des remarques. Il demande ainsi l’amélioration de la prise en charge des malades, affirmant que recevoir des soins de qualité est un droit. Le département de l’Education est aussi appelé, a-t-il expliqué, à intervenir pour mettre de l’ordre dans le dossier des cours de soutien.  

Mohamed Mechkak, du même parti politique, a, quant à lui, interpellé le gouvernement sur la nécessité de planifier et d’adopter une vision prospective dans tous les secteurs d’activité.

Pour sa part, Saliha Kachi, du MSP, a déploré l’absence de certains axes dans la déclaration de politique générale du gouvernement, pourtant mentionnés dans le plan d’action du gouvernement. Elle a, en outre, évoqué les difficultés de la population du sud du pays, notamment concernant la prise en charge des malades. 

De son côté, Chadi Daradji, du RND, a salué le respect des délais de la présentation du bilan du gouvernement qui est, selon lui, « une preuve de transparence ». Il a appelé à la création d’un haut conseil de l’agriculture pour développer ce secteur prometteur. Il a, en outre, signalé des retards dans la récupération de l’argent en circulation sur le marché noir, mais aussi le retard de l’ouverture des bureaux de change. Le député du RND a estimé que la relance de l’économie d’une manière effective prend du temps et que la réduction des importations ne doit pas se faire au détriment de la disponibilité des produits. 

Fortement représentés à l’APN, nombreux sont les députés indépendants qui ont pris la parole. Wahid Al Chich s’est focalisé sur le secteur de l’agriculture, préconisant une « agriculture de précision » qui recourt à l’utilisation des nouvelles technologies à même d’améliorer la productivité. Mohamed Anouer Bouchrit, un député indépendant qui a clôturé les interventions de la matinée d’hier, a axé la sienne sur plusieurs secteurs : énergie, tourisme, santé, éducation, environnement, industrie pharmaceutique. Sur ce dernier secteur, il a signalé l’indisponibilité de certains médicaments. Il s’est, par ailleurs, interrogé sur le dossier de l’automobile. « Pour quand le retour de l’importation des véhicules ? », a-t-il dit.

 



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