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Nationale

Décision de la CJUE sur les accords UE-Maroc: Satisfaction de Ghali

Décision de la CJUE sur les accords UE-Maroc: Satisfaction de Ghali

Tout accord commercial entre l’Union européenne et le Maroc concernant les ressources naturelles des territoires sahraouis, signé sans l’approbation du peuple sahraoui, est considéré comme non valide et s’inscrit en porte-à-faux avec toute morale.
C’est ce qu’a affirmé ce samedi le président sahraoui Brahim Ghali en marge de l’ouverture des travaux de la 9e édition de l’université d’été organisée à Boumerdès.
Il a souligné que la Cour de justice européenne, qui s’est démarquée par son pouvoir, invalidera toutes les conventions économiques que certaines parties continueront de signer en faisant dans les manœuvres pour éluder les décisions prononcées par cette instance judiciaire. A ce titre, le président sahraoui a exprimé sa satisfaction quant aux trois arrêts émanant de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) qui considèrent lesdits accords non valides, dont le plus récent remonte au 19 juillet 2018. Cette décision vient confirmer et consacrer celles rendues publiques le 27 février 2018 et le 21 décembre 2016, ce qui, estime-t-il, ne laisse place à aucun doute sur la fermeté de la CJUE. Il ajoute que ces jugements renforcent sans équivoque l’ensemble de décisions et de recommandations rendues par les Nations Unies (ONU) et l’Union africaine (UA) confirmant que la RASD et le Maroc sont deux pays distincts et séparés.
De son côté le président du Parlement sahraoui, Khatri Edouh, a indiqué que l’envoyé personnel du secrétaire général de l’Organisation des Nation Unies (ONU), Horst Köhler, s’est entretenu en juin dernier avec les deux parties en conflit, à savoir le Front Polisario et le Royaume marocain, ainsi que l’Algérie et la Mauritanie en tant que pays observateurs. Il est attendu au cours de cette semaine, explique le même responsable, que l’envoyé onusien rende compte verbalement des dernières évolutions au Conseil de sécurité en vue de programmer un autre round de négociations. Et ce, avant de remettre un rapport définitif qui sera débattu lors des délibérations de l’instance internationale prévues en octobre prochain, ajoute-t-il. Sur l’université d’été, M. Khatri a signalé une présence variée et nombreuse des cadres sahraouis mais également l’importance des thématiques qui seront débattues pendant cette manifestation intellectuelle et culturelle, qui constitue un espace permettant à l’élite sahraouie de se frotter à son homologue algérienne en vue de puiser de son expérience et de ses compétences. Par ailleurs, le président de la délégation représentante des territoires occupés, Abdellah Souilem, a déclaré que le nombre de participants venus des territoires occupés est de l’ordre de 34 militants, dont 20% sont des femmes, précisant que 50% sont des étudiants universitaires dans différentes spécialités. Il a poursuivi que cette délégation est composée également de huit détenus politiques qui ont été libérés en 2018. L’intervenant a fait savoir que les manifestations pacifiques menées l’année en cours par les militants sahraouis dans les zones occupées ont été sanctionnées par la visite de l’envoyé onusien Köhler en juin dernier. Ces manifestations ont enregistré plusieurs victimes suite aux répressions des forces de sécurité marocaines, notamment le jeune Ayoub El-kan qui a été percuté par la voiture desdites forces. Selon M. Souilem, la partie sahraouie favorise encore la résistance pacifique comme solution au conflit maroco-sahraoui, malgré la forte volonté du peuple sahraoui qui se dit prêt à recourir à la lutte armée. L’université d’été, rappelons-le, est organisée par le Comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui (CNASPS)en collaboration avec l’ambassade sahraouie à Alger. Elle aura cette année pour slogan « Le 45e anniversaire de l’établissement du Front Polisario, serment et continuité pour l’indépendance et l’autodétermination ». Ses travaux ont été inaugurés en présence des représentant de la classe politique, des organisations nationales et de la société civile. Elle verra la présence de plus de 400 cadres sahraouis durant une douzaine de jours et l’organisation de plusieurs activités intellectuelles et culturelles, dont des conférences portant sur les droits de l’homme, le droit international et le rôle que jouent les organisations continentales et internationales dans la résolution des conflits de par le monde. 

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