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Nationale

Décès du Wali d’Annaba: La cession d’un logement de fonction à un indu bénéficiaire fait scandale

Décès du Wali d’Annaba: La cession d’un logement de fonction à un indu bénéficiaire fait scandale

Mohamed Mounib Sandid, ex-wali d’Annaba, a-t-il fait des erreurs dans la gestion de certains dossiers liés au domaine patrimonial de l’Etat ? A-t-il été trompé ou mis en confiance par des cercles officiels de la capitale pour faire des facilités à certains « privilégiés de la République ».

Trois jours après son enterrement, les commentaires sur les causes son décès vont bon train et d’aucuns sont convaincus que Mohamed Mounib Sandid aurait été poussé à bout par des gens haut placés, autant dans la région qu’au niveau de la capitale.

Le silence qui était jusque là observé par les plus proches collaborateurs du défunt laisse place à des divulgations empreintes du sceau de la confidentialité, mais qui n’en sont pas moins scandaleuses.

L’indue cession au fils d’un dignitaire d’un logement de fonction attenant à la Direction des travaux publics de la wilaya d’Annaba est du nombre des révélations qui ont fait le tour de la ville côtière ces derniers jours.

Les circonstances dans lesquelles ladite direction s’est séparée de ce logement de 12 pièces situé sur le prestigieux boulevard du 1er Novembre prêtent à polémique, en effet, et la rue annabie en est à se demander comment de tels abus sont possibles.

Selon des indiscrétions, cette affaire scandaleuse serait intimement liée à la détérioration de l’état de santé du wali d’Annaba, lequel aurait été contraint, affirme-t-on, de tordre le cou aux textes réglementant la cession des biens de l’Etat, en ordonnant à la direction locale des TP de procéder à ce désistement litigieux.

L’opinion publique, informée de cette affaire qui s’apparente à un abus de bien social, s’attend à d’autres révélations plus fracassantes les unes que les autres. Pis encore, le même bénéficiaire, non « repus » de cet octroi valant des milliards était revenu à la charge pour exiger d’autres convoitises foncières dans des endroits stratégiques de la « capitale de l’acier ».

Encore la décision du wali Sandid, d’arrêter plusieurs travaux de construction de logements promotionnels à Sidi Aissa, suite à l’effondrement d’une route qualifié de véritable séisme, n’avait pas plu à certains promoteurs « pistonnés au niveau d’Alger ».

Avant le défunt Mohamed Mounib Sandid, un autre wali, M. Bensobane, avait aussi eu maille à partir avec la maffia du foncier annabi. Avant-hier à El-Tarf, Sofiane Djilali, président du parti Jil Jadid, a ouvertement demandé au vice-ministre de la Défense nationale d’ouvrir une enquête sur la brusque mort de l’ex-wali d’Annaba.
Aussi étrange, pourquoi Sofiane Djilali a-t-il sollicité le chef d’état-major de l’Armée nationale d’ouvrir une enquête ?

Savait-il quelque chose sur le décès douloureux du wali d’Annaba ? Enfin, on apprend de source crédible la création d’un mouvement issu de la société civile pour organiser une éventuelle marche de protestation pour demander l’ouverture d’une enquête sur les véritables causes ayant causé brusquement la mort du wali, un commis de l’Etat qui avait su en un temps très court gagner la confiance de toute une population.

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