Décès du moudjahid et historien Mohammed Harbi
Le moudjahid et historien, Mohammed Harbi, est décédé jeudi 1er janvier à l’âge de 93 ans à Paris, ont annoncé ses proches sur les réseaux sociaux.
Figure marquante du mouvement national et de l’historiographie algérienne contemporaine, le défunt laisse derrière lui une œuvre abondante consacrée à la Révolution algérienne, au mouvement national et aux premières années de l’indépendance. Né en 1933 à Skikda, Mohammed Harbi s’engage très tôt dans le combat anticolonial.
À l’âge de 15 ans, il rejoint le Parti du peuple algérien (PPA), puis le Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques (MTLD), avant de rallier le Front de libération nationale (FLN) dès le déclenchement de la guerre de libération en 1954.
Membre dirigeant au sein de la Fédération de France du FLN, il participe aux efforts de mobilisation, de presse et d’information en direction de la communauté algérienne établie à l’étranger et ensuite le gouvernement provisoire de la république algérienne (GPRA)
Au lendemain de l’indépendance, il occupe plusieurs responsabilités, et dirige la revue Révolution africaine. Enseignant universitaire, il accorde une importance particulière à la transmission de l’histoire du mouvement national.
Installé en France à partir des années 1970, il poursuit une carrière universitaire et se consacre pleinement à l’étude de l’histoire contemporaine de l’Algérie.
Auteur de nombreux ouvrages, Mohammed Harbi a marqué plusieurs générations de chercheurs, d’étudiants et de lecteurs intéressés par l’histoire de l’Algérie.