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Décès du MAE syrien Walid Mouallem

Décès du MAE syrien Walid Mouallem

Le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Mouallem est mort lundi 16 novembre à l’aube à l’âge de 79 ans, a annoncé le gouvernement syrien sans divulguer les causes du décès. Le défunt étéit à la tête de la diplomatie depuis 2006.

Considéré comme l’homme de confiance de Bachar al-Assad, Mouallem s’était fait connaître pour son sarcasme et ses critiques virulentes des pays occidentaux, alors qu’il impute inlassablement la guerre qui ravage son pays à un complot étranger.
En été 2011, quelques mois seulement après le début du conflit, Washington avait adopté des sanctions à son encontre, pour ses accusations.
Sa dernière apparition publique remonte à jeudi et vendredi à l’occasion d’une conférence organisée par la Syrie pour discuter du retour de millions de réfugiés chassés par le conflit. Il était apparu affaibli et deux hommes l’aidaient à marcher pour entrer dans la salle.

Le gouvernement a annoncé lundi «avec tristesse» le décès à l’aube de ce «vétéran de la diplomatie», qui s’est fait connaître pour «ses positions patriotiques honorables», selon un communiqué repris par l’agence de presse officielle Sana. Les obsèques ont eu lundi après-midi à Damas, où il était né, a précisé l’agence.

Mouallem occupait également le poste de vice-Premier ministre. Il avait été ambassadeur à Washington de 1990 à 1999, selon Sana. Ayant eu une carrière de diplomate en Arabie saoudite, en Espagne et en Angleterre notamment, il avait été nommé ambassadeur de Syrie en Roumanie en 1975. Marié et père de trois enfants, il est l’auteur de quatre ouvrages d’Histoire, notamment sur la Syrie ou le conflit palestinien.

La Russie a salué «un diplomate expérimenté» et déploré la perte d’«un partenaire très fiable et un ami sincère». Walid Mouallem «comprenait l’importance des relations syro-russes», a assuré le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Mikhaïl Bogdanov.

Le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, dont le pays est aussi un allié du régime syrien, a rappelé que Walid Mouallem avait «joué un rôle important dans le service et la défense des intérêts nationaux et de la sécurité de son pays».

Le président libanais Michel Aoun et le sultanat d’Oman ont également présenté leurs condoléances aux autorités syriennes.

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