Décès de Bendedouche: Les artistes saluent l’un des pionniers de l’audiovisuel algérien
Des nombreux artistes membres de sa familles, proches et amis ont accompagné à sa dernière demeure ce dimanche au cimetière d’Oued Erromane le cinéaste Djamel Bendeddouche, décédé dans la nuit de samedi à dimanche, à Alger, à l’âge de 80 ans.
Ne à Tlemcen en 1940, Djamel Bendeddouche rejoint Alger en 1948 pour se frayer un chemin dans l’art et la culture. Il a débuté sa carrière dans le théâtre radiophonique pour les programmes algériens au temps de la colonisation avant de rejoindre la télévision nationale au lendemain du recouvrement de l’indépendance.
Il a réalisé de nombreux documentaires et courts métrage pour le compte de la télévision publique, dont » Le conflit », Laboratoire » et « L’oiseau blanc » avant de rejoindre l’entreprise nationale de production audiovisuelle (Enpa) où il produit de nombreuses œuvres pédagogiques.
Djamel Bendeddouche, qui avait poussé sa formation en France et mettait un point d’honneur à former les nouvelles générations, avait fondé une entreprise de production audiovisuelle et avait signé son œuvre majeure « Arezki l’indigène » en 2007.
Evoquant la carrière du défunt, l’acteur et scénariste de de théâtre, Abdelhamid Rabia décrit « un homme d’une très grande culture qui a été l’un des pionniers du mouvement de l’audio-visuel algérien ».
L’ancien journaliste de la revue « El Athir » de la télévision nationale et ancien député, a affirmé sur un post sur Facebook, que le défunt qu’il a connu en 1971 était d’une grande bonté faisant partie des jeunes réalisateurs de talent à l’image de Lamine Merbah, Djamel Fezzaz, Bachir Belhadj et d’autres »