Début des réductions de l’OPEP+ : Le marché dans l’expectative – Le Jeune Indépendant
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Energies

Début des réductions de l’OPEP+ : Le marché dans l’expectative

Début des réductions de l’OPEP+ : Le marché dans l’expectative

Le marché du pétrole est dans l’expectative. Tout le monde attend les premières réactions de ce marché aujourd’hui, qui sera secoué par trois facteurs importants. D’abord, la mise en place des premières coupes de production de neuf pays de l’OPEP+, ensuite l’arrivée de la « saison de la conduite » (hausse de la consommation des carburants) et enfin, les craintes persistantes d’une récession mondiale liée à la baisse de l’activité industrielle chinoise et la hausse des intérêts des réserves de change par les Etats-Unis.

Ce lundi, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juin a perdu 2,03 % à 78,70 dollars, alors que son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI), pour livraison le même mois, a perdu 2,18 % à 75,11 dollars.

Pourtant, à la clôture des cours vendredi, les prix du pétrole ont légèrement augmenté, anticipant la réaction des acheteurs avec les coupes de production décidées par certains pays de l’OPEP+.

« Les réductions de production d’un million de barils par jour de l’OPEP+ se mettent en place », a rappelé un analyste, ce qui est haussier pour les cours. Ces coupes de production, annoncées par les pays exportateurs au début du mois, doivent durer jusqu’à la fin de 2023.

Par ailleurs, à la veille d’un long week-end férié pour les marchés européens, les courtiers, qui ont beaucoup vendu cette semaine dans la crainte d’un fléchissement de la demande avec la récession qui semble se profiler, « n’ont pas voulu rester sur ces positions », a expliqué le même analyste.

« Les signaux sont contrastés », ont indiqué les analystes d’Energi Danmark, avec « la forte baisse des stocks de pétrole brut aux Etats-Unis mercredi, tandis que les craintes de récession sont très présentes sur les marchés ».

Le ralentissement de l’économie américaine s’est confirmé au premier trimestre, pesant sur les cours du brut en ravivant les appréhensions d’une demande moins robuste dans le premier pays consommateur de pétrole au monde.

La croissance du produit intérieur brut (PIB) aux Etats-Unis s’est établie à seulement 1,1 % en rythme annualisé, premier signe tangible des effets de l’envolée des taux de la Réserve fédérale (Fed) menée depuis un an pour lutter contre l’inflation.

Cela représente une chute brutale par rapport aux 2,6 % enregistrés au quatrième trimestre 2022 et est bien en deçà des 2 % attendus, souligne un analyste pour PVM Energy.

Cela dit, « les inquiétudes concernant la demande ne sont pas encore étayées par des données concrètes », rappelle un autre expert de Commerzbank, qui souligne que la consommation d’essence a fortement augmenté aux Etats-Unis la semaine passée.

De plus, celle-ci culmine pendant les mois d’été, précise-t-il, avec la « saison de la conduite » américaine, surnom donné à une période de fin mai à début septembre pendant laquelle nombre d’Américains partent en vacances en voiture.

 

 

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