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Nationale

Début des auditions des mis en cause

Début des auditions des mis en cause

Comme il fallait s’y attendre, la présidente du tribunal criminel d’Alger Mme Derrar Djebbari Meriem en dépit des tentatives de certains avocats de la défense constitués au profit des accusés, de renvoyer le procès à une date ultérieure, a préféré de poursuivre les débats et par-delà auditionner les inculpés.

Ces derniers sont, rappelons-le poursuivis pour plusieurs chefs d’inculpation entre autre création d’une association de malfaiteurs spécialisée dans le trafic de cocaïne et commercialisation de cette marchandise prohibée.

Les mis en cause qui se sont succédé aux auditions ont nié tous les faits qui leur ont été reprochés au cours de l’enquête préliminaire et l’instruction judiciaire estimant que « les aveux leur ont été soutirés sous les tortures exercées sur eux par les éléments de la police militaire ». 

Les incriminés ont par ailleurs affirmé à la présidente en charge du dossier que « le président du tribunal criminel, Omar Benkharchi, ne leur a pas permis lors du premier jugement qui s’est tenu en 2013 de s’exprimer car il était dès le début du procès convaincu de notre culpabilité ! ».

Les auditions des dix-neuf accusés se poursuivront jusqu’à une tardive de la journée de demain par la juge, le procureur général et les interventions des avocats constitués en leur faveur. Au moment où mettons sous presse, la juge continue d’interroger les inculpés sur les graves accusations retenues contre eux par les juges de la chambre d’accusation de la cour d’Alger en 2012.

Nous y reviendrons dans l’édition de samedi prochain avec de plus amples informations sur les déclarations faîtes par les accusés dont la plupart ont purgé leurs peines, à l’instar du chanteur Réda Sika qui a écopé lors de son premier jugement de cinq ans de prison ferme, les questions du procureur général et les interventions des avocats. 

D’après une autre enquête des services des renseignements et de la sécurité dépendant du ministère de la Défense nationale, il s’est avéré que des stewards ont usé de leurs postes qu’ils occupaient au sein de cette compagnie pour s’esquiver à la fouille.

Suite à quoi, ils ont tendu une souricière en date du 2 octobre 2011 au fils d’un responsable d’Air Algérie au moment de sa descente de l’avion en provenance de Bamako.

Après la fouille, les investigateurs du DRS ont découvert que Hallou Youcef dissimulait 5 sachets de cocaïne d’une quantité de 204,33 grammes. Auditionné, le mis en cause a dénoncé tous les membres de l’association en question, en affirmant aux investigateurs qu’il acheté cette matière auprès d’un certain Brahim Idrissou qui logeait dans l’hôtel, où les stewards à Bamako fout leur réservation.

Informé, le juge d’instruction du pôle judiciaire d’Alger a ordonné une entraide judiciaire mais elle n’a pas pu être exécutée suite à la situation sécuritaire au Mali. Le procureur général a par ailleurs affirmé que les faits sont formels pour tous les inculpés, arguant que toutes les preuves légales et matérielles relatives aux graves accusations sont fondées, notamment en ce qui concerne l’importation de cocaïne récupérée auprès de plusieurs accusés, à l’instar de Farsi Abdennour, Hellou Youcef, Chakib Slimane et Hadji Mounir.

Le procureur a en outre axé son intervention sur le rôle qu’a joué notamment le brigadier Hamoudi Mustapha qui exerçait au niveau de la sûreté de Ouled Fayet. Il a par ailleurs axé sur le rôle joué également par Guenaz Redouane, alors élément de la BRI d’Alger qui a tenté d’intervenir, selon les conclusions du procureur, en faveur du nommé Farsi Tayeb, et ce pour s’esquiver à la vigilance des services de sécurité ; mais il a été arrêté sur place, après avoir collaboré à l’arrestation de ce dernier.

Le procureur a purement et simplement rejeté les accusations portées à l’encontre des éléments de la police militaire arguant qu’aucun des mis en cause n’a déposé plainte dans ce sens. Les avocats de la défense qui se sont succédé aux plaidoiries ont insisté sur les tortures exercées sur leurs clients comme l’a confié Me Miloud Brahimi : « Les accusés ont été bel et bien torturés par les services de sécurité. ils ont subi d’énormes sévices au cours de l’enquête préliminaire ».

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