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Nationale

Débats autour de loi sur les hydrocarbures

Débats autour de loi sur les hydrocarbures

Le projet de loi sur les hydrocarbures présenté ce mardi à l’Assemblée nationale par le ministre de l’Energie et soumis aux débats, puis au vote le 14 novembre prochain, risque de connaître une trajectoire autre que celle que lui ont prévu ses concepteurs. Ce projet contre lequel de nombreux citoyens, partis politiques et associations nationales ont manifesté, estimant que ce texte revient à brader le pays aux multinationales étrangères, est présenté par la présidence de la République comme l’ultime espoir de faire face à un probable « déficit structurel ».

A l’ouverture de la séance le président de l’APN, Slimane Chenine, issu du mouvement El Bina, a pris la parole pour commenter ce projet qui a suscité et continue de susciter de vives réactions de la part de la société civile et même de la classe politique. Devant un hémicycle à moitié vide, le président de l’APN estime que l’ère du populisme est révolue :« Il est temps de préserver les véritables intérêts du peuple et de l’Etat », lance-t-il. S’il n’affiche pas de position claire au sujet de ce projet de loi, Slimane Chenine affirme que le bureau de l’APN veille profondément sur les richesses nationales et les futures générations : « Notre but, c’est l’intérêt de notre pays et de son peuple », conclut-il.

Quoi qu’il en soit, le débat se tient dans une salle presque vide. Seuls quelques députés commencent à débattre le projet de loi. D’autres parlementaires indépendants ont choisi, par contre, de se joindre à la voix de la rue. Au cours de cette plénière et lors de la présentation du projet, des députés indépendants ont levé des pancartes pour dénoncer ce texte : « Ya Ali baouha », une expression qui accuse les législateurs de cette loi de vouloir « vendre l’Algérie ». Pour Youcef Bekkouche, du Front El Moustakbal, « il n’est pas normal qu’aujourd’hui l’Algérie supplie les entreprises étrangères de venir investir dans les hydrocarbures ». Pour lui, il est dommage qu’en 2019 le pays « compte encore sur les hydrocarbures. Sont heureux les martyrs qui n’assistent pas à cette situation », a-t-il lancé.

D’autres parlementaires indépendants ont organisée une manifestation dans le hall de l’Assemblée. Des pancartes ont été brandies où on pouvait lire, entre autres : « L’Algérie n’est pas à vendre ». L’opposition, représentée par le FFS, le RCD, le PT ou le MSP, était quasiment absente lors du débat. En revanche les partis dits du pouvoir, à l’image du FLN, sont resté fidèles à leur politique participationniste. Pour El Ouardi, son parti le FLN, à travers des représentants dans les gouvernements successifs, « était depuis toujours avec la loi n° 86-14, affirmant que la souveraineté nationale est immunisée dans le cadre de ce projet de loi qui allège le fardeau fiscal sur Sonatrach et ses partenaires ».

Les députés procèderont à l’examen du projet de loi sur les hydrocarbures lors des séances plénières à partir de mardi prochain. Il est à noter qu’un important dispositif sécuritaire a été déployé aux alentours du siège du Parlement à l’occasion du débat sur la nouvelle loi des hydrocarbures.

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