-- -- -- / -- -- --
Nationale

Plan du gouvernement : La hausse des prix et la crise de l’eau au cœur des débats

Plan du gouvernement : La hausse des prix et la crise de l’eau au cœur des débats

Au deuxième jour des débats à l’Assemblée populaire nationale, les députés ont focalisé leurs préoccupations sur le volet financier et les ressources mobilisées par le gouvernement pour concrétiser les ambitieux objectifs écrits dans le plan d’action. Pratiquement toutes les interventions ont tourné sur ce point, démontrant leurs doutes sur la capacité des pouvoirs publics à mobiliser des ressources aussi importantes dans une conjoncture très délicate sur le plan économique et sanitaire.

Nombreux sont les parlementaires qui ont affirmé que ce plan a abordé différents secteurs et proposé plusieurs réformes ambitieuses mais il manque de chiffres et de délais d’exécution.

Selon eux, ce plan est ambitieux et pourrait asseoir une économie nationale forte. Il est complémentaire dans son contenu et global mais il manque de chiffres et de délais d’exécution pour les différents projets programmés.

Il a été relevé que ce plan manque d’un échéancier pour sa concrétisation, proposant “la numérisation de tous les marchés publics et l’ouverture de banques pour endiguer le marché parallèle de la devise”.

C’est ainsi que les députés ont proposé de fixer “un calendrier adéquat” pour la mise en œuvre du plan d’action du gouvernement.

Le député Sedik Bakhouche du Front de libération nationale (FLN) a estimé que “le plan d’action d’un quelconque gouvernement implique une stratégie définissant les ressources humaines et financières ainsi qu’un calendrier adéquat pour sa mise en œuvre, lesquels ne sont pas contenus dans le plan présenté au débat”.

Le même député a évoqué le projet de développement des zones frontalières, en état stationnaire depuis des années, et ce en dépit des multiples promesses des précédents responsables.

Il a proposé l’introduction de l’allocation chômage dans le plan pour prendre en charge les bénéficiaires qui y ouvrent droit .

Le député Messaoud Kerma, du même parti, a indiqué que la volonté politique du gouvernement pour le changement “ne saurait intervenir que par la moralisation de la vie publique, l’habilitation de la ressource humaine et la modernisation de l’administration”. Il a appelé à accorder davantage d’intérêt à la question du recrutement et de la nomination dans des postes de responsabilité sur la base de la compétence.

Ahmed Belalem, du mouvement El-Bina, a relevé “des lacunes” dans le projet du plan du gouvernement, rendant son évaluation difficile.

De son côté, le député, Ablilia Afif (MSP), s’est penché sur la question des conditions scolaires difficiles dans les wilayas du Sud, proposant comme solutions, à moyen terme, d’organiser les examens de fin d’année avant le mois de juin, en tenant compte des conditions climatiques difficiles, puis d’adapter les horaires et les programmes à long terme.

Le même député a également abordé la nécessité de généraliser la numérisation des secteurs comme condition essentielle à la mise en œuvre du plan d’action du gouvernement, tout en s’intéressant aux compétences universitaires.

A cette occasion, il a souligné l’impératif de revoir les mesures d’emploi, notamment dans les wilayas du Sud qui connaissent des “violations significatives” des lois en vigueur.

Une autre députée du MSP a abordé la question de l’effondrement du pouvoir d’achat des Algériens, ce qui nécessite, selon elle, la mise en place d’une commission nationale d’enquête pour examiner la situation et déterminer les responsabilités en matière de flambée des prix.

Dans le même contexte, elle a fustigé la proposition du gouvernement, à travers son plan, concernant “la négociation à l’amiable avec la issaba”, responsable de la situation actuelle en pillant l’argent du peuple.

Le député Abdelhak Rabie, du groupe des indépendants, a mis l’accent sur la réalité des universités algériennes, qui “continuent de miser sur la quantité au lieu de la qualité, ce qui a placé les établissements universitaires aux derniers rangs des classements internationaux”.

Un autre député, Kamel Laouissat, a insisté sur l’impératif de fixer les délais et de déterminer les sources de financement destinées à la concrétisation des projets de développement que le gouvernement envisage de mettre en œuvre à travers son plan d’action, notamment en cette conjoncture marquée par le manque de ressources financières.

Les mêmes propositions ont été présentées par les députés du Front El-Moustakbal, qui ont appelé à fixer un calendrier permettant la concrétisation du plan.

Ils ont, en outre, valorisé la proposition du gouvernement relative à “la dépénalisation de l’acte de gestion à même de permettre la libération des initiatives”.

Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email