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Nationale

De nouvelles «règles» imposées aux entrepreneurs et bureaux d’études

De nouvelles «règles» imposées aux entrepreneurs et bureaux d’études

De nouvelles « règles » seront bientôt imposées aux entrepreneurs et bureaux d’études. C’est ce qui ressort du nouveau cahier des charges élaboré par le gouvernement pour rationaliser les dépenses des grands projets.

Lors d’une visite de travail et d’inspection effectuée à Tlemcen, le ministre des Travaux publics, Abdelkader Ouali, a déclaré que des changements seront introduits dans le cahier des charges des grands projets de son secteur. Ces changements vont imposer de nouvelles « lois » aux entrepreneurs et bureaux d’études.

Ces derniers seront en effet choisis selon des critères rigoureux qui définiront leurs capacités humaines et matérielles à réaliser les grands projets dans les délais définis.Selon le ministre, les prochains changements n’auront aucune incidence sur le déroulement des travaux des grands projets.

Ils vont, au contraire, assurer la poursuite des travaux sans interruption et éviter des erreurs que pourrait commettre l’entreprise de réalisation suite à de mauvaises études techniques des sols, affirme-t-il.

Par ailleurs, il a souligné que ces changements, imposés par la politique de rationalisation des dépenses, commencent par une organisation des moyens de travail et leur disponibilité sur le chantier, et ce de manière à garantir un travail continu.

Le premier changement décidé par le gouvernement et imposé par le ministère des Travaux publics exige de chaque entrepreneur de mobiliser tous les moyens humains et matériels nécessaires avant même le lancement d’un projet.

L’objectif, a expliqué le ministre, est d’éviter les perturbations lors du déroulement des travaux. Il a rappelé que chaque arrêt de travail induit de nouvelles dépenses lors de la réévaluation du projet ce que l’Etat n’admettra plus, surtout avec la nouvelle politique de rationalisation des dépenses.

Sur ce plan, M. Abdelkader Ouali a déclaré que la durée de réalisation est celle qui détermine les moyens à fournir, et non le contraire. Ainsi, désormais, c’est celui qui compte le plus de moyens humains et matériels qui sera apte à réaliser un projet de grande envergure.

Le second changement effectué dans le cahier des charges impose aux bureaux d’études de faire une étude technique minutieuse du sol. L’Etat veut en finir avec certaines études techniques du sol faites auparavant par certains bureaux d’études et qui ont coûté cher au Trésor public, sans omettre les retards enregistrés dans le lancement de nombreux projets.

M. Abdelkader Ouali a commenté à ce propos : « C’est une priorité dans les prochains changements afin d’éviter toute ambiguïté dans le travail ; ce qui pourrait conduire à un incident technique. »

Sur un autre plan, le ministre des Travaux publics a affirmé que le but escompté par ces modifications est de réhabiliter les outils de travail nationaux des secteurs privé et public, mais aussi de bénéficier de l’expérience des partenaires étrangers en vue de garantir la qualité, le respect des délais impartis et la rigueur.

Concernant la wilaya de Tlemcen, le ministre a indiqué que tous les projets programmés ont été lancés et enregistrent un rythme satisfaisant en vue de contribuer au développement local et au désenclavement des zones rurales, ainsi qu’à la sécurité des usagers de la route et au développement des infrastructures routières.

Lors de sa visite, qui a touché plusieurs daïras côtières, montagneuses et steppiques, M. Abdelkader Ouali a inauguré trois trémies à Aïn Youcef, Maghnia et Chetouane. Il a également inspecté l’échangeur de Remchi, avant de procéder au lancement des travaux de 24 nouvelles unités de contrôle et d’intervention sur les routes.

Il a par ailleurs assisté à la cérémonie de reconversion de l’abri de pêche, de Honaine en un port de pêche doté d’une capacité d’accueil de 150 embarcations permettant d’accroître la production halieutique et de générer 250 emplois permanents et 120 autres provisoires. 

Le ministre a également visité le projet de construction d’un port à Sidna Youchaa, dont le taux d’avancement des travaux avoisine les 38%, et ce pour un coût de plus de 7,3 milliards de dinars. Ce projet sera livré en février 2017 avec la réalisation d’un nouvel accès au port sur une distance de 1,3 kilomètre. 

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