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Nationale

De lourdes peines requises contre le gang d’Hussein Dey

De lourdes peines requises contre le gang d’Hussein Dey

Le procureur général a requis avant-hier l’aggravation des peines contre tous les inculpés pour possession et tentative de commercialisation de pas moins d’un kilogramme de kif traité.

Le procureur a estimé, au cours de son réquisitoire, que les mis en cause formaient une association de malfaiteurs spécialisée dans le trafic de drogue.

Il a par ailleurs considéré que toutes les preuves légales et matérielles relatives à l’accusation sont formelles, notamment en ce qui concerne la principale accusée chez qui la marchandise prohibée a été découverte et saisie.

Le même procureur a en outre affirmé aux juges en charge du dossier que l’époux de cette dernière, qui demeure activement recherché, est un récidiviste en matière de commercialisation de drogue, et qu’il est pénalement responsable, d’autant plus que le kif traité était dissimulé dans le congélateur de son réfrigérateur, à son domicile sis à Belouizdad, plus précisément au niveau de la Sassetta. 

Ainsi, les juges de la 3e chambre pénale de la cour d’appel d’Alger, que préside Sillam Lakhdar, ont examiné avant-hier l’affaire en question.

Les inculpés qui se sont succédé aux auditions, S. Bilal, Z. Bilal et G. Mahfoud, ont nié tous les faits qui leur ont été reprochés au cours de l’enquête préliminaire et de l’instruction judiciaire, estimant faire « l’objet de graves accusations gratuites portées à leur encontre par la principale inculpée ».

Les tantes des deux inculpés ont, pour leur part, nié l’existence de relations avec la mise en cause, accusant celle-ci de les avoir traînés dans une affaire qui ne les concerne ni de près ni de loin alors qu’elle a loué un appartement mitoyen au leur.

L’inculpée, représentée par Me Mustapha Bouchachi, a tenté de faire croire au président qu’elle ignorait que son mari avait fait rentrer cette marchandise au domicile.

Les avocats de la défense de Z. Bilal, S. Bilal, G. Mahfoud, S. Hayet, Fatiha S. et Ahmed S. ont insisté sur la relaxe pure et simple de leurs clients, estimant que ces derniers n’ont rien à voir avec cette affaire.

Quant à l’avocat de la principale inculpée, il a sollicité l’application des articles ayant trait aux circonstances atténuantes. 
Le procès avait été ajourné à plusieurs reprises suite à la demande des avocats de la défense, à leur tête Me Mustapha Bouchachi, lesquels ont sollicité un délai pour préparer leurs plaidoiries.

Les mis en cause, dont deux hommes et une femme sont incarcérés à l’établissement pénitentiaire d’El-Harrach, deux autres femmes qui ont bénéficié de la liberté provisoire avant d’être blanchies par la présidente du tribunal correctionnel de Sidi M’hamed pour manque de preuves et deux autres hommes qui demeurent activement recherchés par les éléments de la police judiciaire d’Hussein Dey, sont poursuivis pour, entre autres, détention de kif traité.

our rappel, la présidente de la section des flagrants délits du tribunal de Sidi M’hamed, Fatiha Bouhalouane, a prononcé, lors du premier jugement, cinq condamnations allant de sept à quinze ans de prison ferme ainsi que trois relaxes dans l’affaire des voisins impliqués dans le trafic de drogue.

Les mis en cause ont été arrêtés par des éléments de la police judiciaire de la sûreté de daïra d’Hussein Dey suite aux déclarations de la principale inculpée, chez qui les investigateurs ont récupéré plus d’un kilo de kif traité.

Cette dernière, dont l’époux demeure activement recherché, a, tout au long de l’enquête préliminaire et de l’instruction judiciaire, déclaré : « La quantité de drogue trouvée dans la maison a été remise à mon mari dans un sachet noir par l’un des voisins mais j’en ignorais le contenu. »

Tous de la même famille, trois des voisins ont été purement et simplement relaxés pour manque de preuves alors que deux autres ont été condamnés, dont un par défaut, respectivement à sept et quinze ans de prison ferme. Ils ont nié tous les faits qui leur ont été reprochés, estimant avoir été cités dans une affaire qui ne les concerne ni de près ni de loin.

« Pour esquiver à la peine pénale qui pèse sur elle et sur son mari, lequel demeure activement recherché par la police judiciaire, elle nous a accusés », ont-ils déclaré, avant d’ajouter qu’« aucune relation ne nous liait à l’accusé, laquelle agit de la sorte pour salir notre réputation ».

Le procureur de la République a requis, au cours de son réquisitoire, dix ans de prison ferme, estimant que toutes les preuves légales et matérielles sont formelles, notamment en ce qui concerne l’intention criminelle de faire circuler cette marchandise.

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