De l'espoir pour les malades atteints de cancer – Le Jeune Indépendant
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Lifestyle Santé

De l’espoir pour les malades atteints de cancer

De l’espoir pour les malades atteints de cancer

Le cancer demeure un fléau mondial, puisqu’il est l’une des principales causes de mortalité dans le monde avec, selon les chiffres de l’organisation mondiale de la Santé (OMS), 10 millions de décès en 2020, soit presque un décès sur six.
L’étude des métastases

En Espagne, le résultat de l’étude porteur d’espoir pour la lutte contre les métastases vient de paraître. Des scientifiques de l’Institut de recherche en biomédecine (IRB) espagnole ont réussi à découvrir les cellules malignes responsables de la récidive du cancer du côlon.

La métastase, c’est quoi ?
On parle de métastases lorsque les cellules cancéreuses voyagent dans la circulation sanguine ou les vaisseaux lymphatiques, et s’installent dans d’autres organes, propageant le cancer à ces autres parties du corps.
En laboratoire, et dans des expériences sur les souris, les cellules à l’origine des métastases n’ont pas simplement été identifiées, plutôt elles ont été éliminées par des scientifiques ! Voilà ce qui rend cette étude encourageante. Ladite étude a été publiée dans « Nature », l’une des revues scientifiques les plus importantes au monde, et menée par le biologiste espagnol Eduard Battle.

Élimination des cellules nocives
Au cours de l’expérience, les cellules qui se sont détachées de la tumeur initiale ont été éliminées par des techniques génétiques, avant l’opération.µ

En effet, les chercheurs de l’IRB ont créé un modèle expérimental utilisant des souris pour surveiller les cellules cancéreuses du côlon, et ce, dans le but de repérer les cellules ayant une forte probabilité de rechute, appelées « High Relapse Cells » (Cellules à fort taux de rechute).

Jusqu’à présent, les procédures de diagnostic traditionnelles ne permettaient pas de détecter les cellules malignes. Cette nouvelle méthode génétique permet à la fois de localiser et de prévenir la récidive des métastases.
Selon l’étude, « environ 30 à 40 % des patients atteints d’un cancer colorectal qui subissent une intervention chirurgicale pour enlever la tumeur primaire développaient des métastases dans les années suivantes. Les thérapies visant à prévenir les rechutes de la maladie constituent toujours un besoin médical non satisfait ».
Le cancer du côlon, en outre, est le troisième cancer le plus répandu dans le monde. Environ 90 % des décès dus au cancer sont le résultat de métastases », selon le National Geographic.

Traitement par immunothérapie
« Chez des souris présentant des tumeurs localisées, les scientifiques ont injecté une immunothérapie standard pour nettoyer les cellules cancéreuses résiduelles détachées avant de retirer la tumeur primaire », explique le journal espagnol « El País » en citant l’article scientifique.

Guérison après opération
« Ces souris, après l’opération, sont guéries. Elles n’ont jamais rechuté. Notre découverte révèle la dynamique de l’état cellulaire de la maladie résiduelle dans le cancer du côlon et laisse présager que les thérapies qui peuvent aider à prévenir les métastases sont celles qui visent à éliminer les cellules ayant une forte probabilité de rechute », a déclaré Eduard Battle, responsable de l’étude, cité par le journal espagnol.

Un certain optimisme
Les résultats de l’expérience laissent entrevoir une issue prometteuse dans la recherche d’un traitement efficace de certains types de cancer. « En plus de prévenir les métastases, le traitement par immunothérapie s’est avéré efficace pour inhiber l’activité des cellules souches cancéreuses dans différents types de tumeurs solides, comme celles du côlon, de l’estomac et de l’œsophage », ajoute Eduard Battle dans cette interview.
Bien que les résultats soient encourageants, il reste encore du travail à faire pour comprendre comment ce modèle utilisé en laboratoire pourrait être appliqué à l’homme. Nous espérons que cette recherche progressera rapidement et que ses résultats pourront être appliqués pour traiter les patients qui en ont besoin, et ce, partout dans le monde !

Lutte contre les cancers : les spectaculaires avancées des chercheurs
À l’heure actuelle, 30 à 50 % des cancers peuvent être prévenus en évitant les facteurs de risque et en appliquant des stratégies préventives, selon l’OMS. La détection – qui repose sur le diagnostic précoce et le dépistage – et le traitement rapide des cas permettent de réduire la mortalité liée au cancer. Ainsi certains des types de cancer les plus répandus, comme le cancer du sein, le cancer du col de l’utérus, le cancer de la cavité buccale et le cancer colorectal, ont une probabilité de guérison élevée. Le congrès 2023 de l’ASCO a donné des perspectives de traitement prometteuses pour d’autres cancers avec de nouvelles démarches thérapeutiques.

Le laboratoire pharmaceutique suisse Novartis a annoncé que Kisqali, son traitement contre le cancer du sein, réduisait le risque de récidive d’un peu plus de 25 % chez les femmes diagnostiquées à un stade précoce de la maladie. Ce médicament a été testé en complément d’une hormonothérapie standard. Le médicament Verzenio du laboratoire concurrent américain Eli Lilly a déjà été homologué pour un traitement précoce des femmes présentant un risque élevé de récidive après une intervention chirurgicale.

L’étude de phase III INDIGO, qui a ouvert la session plénière du congrès dimanche a, elle, mis l’accent sur l’émergence de nouvelles classes de thérapies ciblées, notamment une molécule visant le gliome diffus de grade 2, un cancer à évolution lente touchant des personnes encore jeunes, mais à ce jour incurable. « Le standard de soin actuel repose sur la chimiothérapie et la radiothérapie, qui ne sont pas curatives, ou sur une stratégie d’observation et d’attente… et il n’y a eu aucun progrès depuis plus de vingt ans », rappelait Ingo Mellinghoff, neuro-oncologue au Memorial Sloan Kettering Cancer Center et principal investigateur de l’étude INDIGO, cité par le magazine Pharmaceutiques.

Une importante annonce a été faite concernant le traitement du cancer du poumon. Un comprimé a démontré réduire de moitié le risque de décès d’un certain type de cancer de poumon, lorsque pris quotidiennement après une opération chirurgicale pour enlever la tumeur. Ce traitement, développé par le groupe pharmaceutique AstraZeneca, l’osimertinib (commercialisé sous le nom de Tagrisso), concerne les patients atteints d’un cancer dit « non à petites cellules » (la forme la plus commune), et présentant un type particulier de mutation.

Résultat : la prise du comprimé a entraîné une réduction de 51 % du risque de décès pour les patients traités, comparé au placebo. Au bout de cinq années, 88 % des patients ayant pris le traitement étaient toujours vivants, contre 78 % des patients ayant pris le placebo.

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