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Nationale

De l’espoir en 2020 sur fond de crise

De l’espoir en 2020 sur fond de crise

Le défunt Général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah vice-ministre de la Défense nationale, chef d’état-major de l’Armée populaire nationale a bien dit dans un de ses discours, convaincu et persuasif : « je n’ai pas peur pour l’avenir de l’Algérie » et ce dans une atmosphère tendue, causée par les revendications intransigeantes du mouvement populaire au plus fort de ses manifestations pacifiques. Cette affirmation venant spontanément du cœur se base sur une réalité sans équivoque ayant pour source d’une part, la maturité du peuple algérien et ses compétences issues particulièrement de la nouvelle génération formée massivement par l’université algérienne et d’autre part l’immensité des ressources naturelles que recèlent le sol et le sous-sol de l’Algérie.
Bien qu’elle ne réponde pas entièrement aux vœux exprimés avec détermination par les manifestations du mouvement populaire, une voie de sortie de crise est mise sur les rails, celle de l’élection présidentielle. Il fallait en effet trouver une voie car la situation du pays devenait intenable, incertaine tant les positions des uns et des autres étaient contradictoire voire, insoluble et inconciliable. Dieu merci, durant la période allant du 22 février jusqu’à ce jour, la vie a continué à se dérouler normalement malgré les extraordinaires et puissantes manifestations secouant chaque semaine et sans répit toutes les grandes villes du pays. Il n’y a pas eu de coupures d’eau, d’électricité, de gaz ni de pénuries dans les carburants pour les automobilistes ou dans les chaînes de l’alimentation. Le pain n’a jamais manqué, les marchés étaient normalement approvisionnés avec les légumes et fruits de saison. Même la banane ce fruit importé, tant apprécié par les Algériens, était en vente en abondance sur les étals des commerçants à des prix abordables. Les malades étaient soignés comme à l’accoutumée dans les hôpitaux et les médicaments étaient disponibles. Les transports n’étaient nullement perturbés. Les enfants allaient tous les jours à l’école et les examens de fin d’année scolaire le baccalauréat par exemple ont eu lieu comme prévu. Mieux encore, la vie culturelle n’a pas été interrompue, en témoigne la tenue des festivals internationaux programmés de longue date comme le Festival de la bande dessinée, le Festival de la musique symphonique et le Festival du cinéma engagé. Cette vie normale était comme un miracle dans un pays en proie à une grave crise politique et économique surprenant l’Algérie. La solution consistant à suivre la légalité constitutionnelle ne règle pas tout mais peut être comparée à une joute ou à une compétition avec un perdant et un gagnant. Il semble maintenant qu’il y a eu un gagnant et que le perdant doit se plier aux règles de la confrontation. Cependant ce dernier ne reconnaît pas cette élection tout en restant ferme dans ses positions premières. La solution définitive est loin de trouver un consensus. Il faut compter sur la bonne volonté, la sagesse, la raison de tout le peuple algérien pour en finir de cette impasse. Ce peuple algérien qui dans le passé a subi de dures épreuves et a su s’en sortir. L’année 2020 est pleine d’espérance pour un renouveau où chaque citoyen algérien pourrait vivre dans la dignité, la liberté, le droit à l’éducation, la santé et une justice indépendante. Il faut bien se rendre compte que ces droits ne peuvent être obtenus en un jour. Il a fallu des siècles pour que les nations de grande démocratie parviennent à instaurer ce genre de mode de vie. Même ces nations démocratiques n’hésitent pas à se retourner contre leur peuple quand le pays est en péril et en danger.

Riche en compétences humaines et richesses naturelles

Il ne faut pour autant baisser les bras. Dans cette vie la lutte est permanente, même le corps reste alerte à tout instant pour se défendre contre une menace extérieure. Le hirak lutte pour une vie meilleure et on ne peut le contester, c’est un combat légitime. De l’autre côté, nos gouvernants ne seraient pas à leur place aujourd’hui si le mouvement populaire n’avait pas eu lieu. Aussi, ils devraient faire l’impossible pour répondre à ses volontés. Le message semble être bien perçu et un ensemble de mesures et de réformes vont être mises en place. Ce sera l’espoir de l’année 2020 ouvrant les voies pour une Algérie nouvelle. La jeunesse est à l’avant-garde pour ce changement. Les jeunes ont les compétences. Ils sont aujourd’hui ingénieurs, professeurs d’université, travailleurs qualifiés, juristes, politologues, spécialistes de la santé, experts dans le numérique. Ils doivent trouver des emplois dans leur pays avec un salaire digne leur permettant de vivre à l’aise, sans recourir à d’autres occupations lucratives et surtout, ne pas être tentés par la corruption. Ces jeunes ont l’esprit d’initiative pour la création d’entreprises et les potentialités ne manquent pas dans ce sens en Algérie. Le sol et le sous-sol regorgent de richesses. Ces richesses, comme le constate un géologue, peuvent rapporter dix fois ce que les hydrocarbures produisent. Ce seul exemple est édifiant : il existe en Algérie un minerai très demandé dans l’industrie automobile et qui est un composant des batteries électriques. L’exploitation de cet élément constitue une grande opportunité pour l’exportation. ‘’ Je n’ai pas peur pour l’avenir de l’Algérie ‘’ a affirmé feu Ahmed Gaïd Salah, et cette parole est un gage sincère pour avoir toutes les espérances de renouveau pour l’année 2020.
 

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