Une eau sale et puante dans les robinets à Bethioua – Le Jeune Indépendant
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Nationale

Une eau sale et puante dans les robinets à Bethioua

Une eau sale et puante dans les robinets à Bethioua

De couleur jaunâtre et dégageant une odeur répugnante, telle est la qualité de l’eau du robinet, censée être propre à la consommation, qui coule dans les robinets des ménages de la daïra de Bethioua, située à l’est de la wilaya d’Oran. Les habitants, qui vivent au rythme des perturbations cauchemardesques dans l’approvisionnement en eau potable depuis deux ans, se retrouvent livrés à l’incapacité de la Société des eaux d’Oran (SEOR) de faire face à cette situation et, de surcroit, de résoudre ce lancinant  problème.

En juillet dernier, le ministre des Ressources en eau, Mustapha Kamel Mihoubi, alors en visite à Oran, avait affirmé que «le problème de perturbation dans l’approvisionnement en eau potable dans la wilaya sera résolu prochainement à travers une série d’opérations et de projets ». Or, la situation est loin de connaître son épilogue, aucune amélioration de la qualité de l’eau n’ayant été constatée à ce jour.
De nombreux habitants ont affirmé au Jeune Indépendant que l’eau du robinet, «sale et boueuse, ne peut même pas servir aux tâches ménagères, telles que le lavage».

La grogne est grandissante dans la région, les citoyens se sentant abandonnés, preuve en est qu’aucun efforts n’est consenti pour les soulager, estiment-ils.
« Depuis plus de deux ans nous recevons dans nos maisons une eau sale jaunâtre, impropre à la consommation, à la cuisine et à toute autre chose », a indiqué Hamid, un retraité de Sonatrach, habitant du camp 1, ajoutant que les habitants ont multiplié les réclamations à la SEOR, mais « rien ne bouge ».

De son côté Saïd, habitant le centre-ville de Bethioua, a souligné que la région est alimentée en grande partie par les unités de dessalement, et si l’eau est de cette qualité, le problème est principalement dû à la canalisation de transfert d’eau, précisant que la SEOR tarde à réagir, laissant le problème se compliquer davantage.

Une eau saumâtre et sentant mauvais dans le meilleur des cas

Il a notamment fait savoir que la région de Bethioua possède deux unités de dessalement, à savoir Kahrama et Macta, qui produisent 630 000 M3/J, ce qui dépasse de loin la consommation de la wilaya d’Oran. Mais aujourd’hui, la zone Industrielle d’Arzew absorbe toutes ces quantités d’eau.

«Depuis plus de deux ans nous recevons de l’eau sale, jaunâtre, impropre à la consommation, pour la cuisine et tout autre chose. Quand on se lave le visage, les yeux picotent et quand on prend un bain, on se met à gratter sur tout le corps», a témoigné, Salima une assistante sociale dans une filiale de Sonatrach.

«Moi aussi j’ai chez moi l’eau qui est bizarre, elle est trouble et surtout impropre à la consommation. Nous nous buvons de l’eau minéral qu’on achete tous les jours et qui accable notre budget », a indiqué de son côté sa voisine, chargée du contentieux dans la zone industrielle d’Arzew.

Cette situation a poussé les citoyens de la région à s’approvisionner, en eau de sources et de puits pour subvenir aux besoins quotidiens, auprès de revendeurs qui n’ont pas raté cette « opportunité » pour imposer de nouveaux tarifs et doubler leurs gains.

Pour le directeur de la SEOR, Oussama Helaïli, la coloration jaunâtre de l’eau au niveau de plusieurs communes de la région et de la wilaya est due à la vétusté de la canalisation de transfert des eaux sur une distance de 13 kilomètres.
Les spécialistes sont unanimes, l’eau destinée à la consommation doit être traitée, filtrée, reposée et analysée dans les laboratoires, car il y va de la santé des citoyens.

Il convient de rappeler que lors de sa visite de travail et d’inspection à Oran, le ministre des Ressources en eau avait indiqué que la sécurisation de l’approvisionnement en eau potable dans la wilaya sera réglé prochainement sur la base de trois projets, à savoir la réhabilitation de la station de dessalement de l’eau de mer d’El Mactaa (zone est), la réalisation d’une seconde station de dessalement au niveau de Cap Blanc dans la commune d’Aïn El Kerma (zone ouest), en plus de la réhabilitation de la canalisation de transfert d’eau de la zone est.

Le premier responsable du secteur avait donné des instructions pour traiter l’eau et sa coloration par une unité de traitement, en attendant le renouvellement de la canalisation de transfert, tout en insistant sur le règlement du problème de manière définitive avant le début des JM 2022 à Oran.

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