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Sports

De la «trahison» en milieu footballesque

De la «trahison» en milieu footballesque

Hadj Taleb, président du MC Alger après la défaite (2-1) à Sétif en match comptant pour la mise à jour du calendrier de Ligue1 « Mobilis » qui aggravait un peu plus la situation du vieux club algérois lâché irrémédiablement en queue de peloton : « Certains joueurs manquaient de volonté. »

Simple constat d’impuissance d’un président impuissant devant la trajectoire de sa formation pour laquelle il a mis tous les moyens nécessaires la destinant à des rôles autrement plus conformes à la stature du sigle, ou une accusation qui ne dit pas son nom, rejoignant ainsi le constat amer délivré par son ex-coach, Boualem Charef, soumis à insoutenable pression populaire puis finalement démissionnée, qui se désolait d’avoir été « trahi » par ses poulains ?

Le 1er responsable administratif mouloudéen, qui ne cesse de monter au créneau pour prévenir que le prochain mercato d’hiver sera celui du grand « nettoyage » (on parle de près de la moitié de l’effectif actuel concernée, pour insuffisance de résultats, par le « divorce » annoncé) et après avoir longtemps plaidé pour la « stabilité » (l’ex-driver harrachi en sait maintenant quelque chose et le vérifie à ses dépens en prenant la porte de sortie malgré un soutien de finalement « façade » de ses dirigeants) semble, comme le reste de ses pairs des deux Ligues « pros », en panne de solutions et succombe (c’est même une mode) au remède inefficace de « purges » (le même MCA, qui s’est séparé, à l’inter saison de pas moins d’une quinzaine de joueurs, dont des cadres de niveau, en paie très fort le prix) dont les résultats et les conséquences sur la balle ronde nationale dans son ensemble (tout le monde part, sauf les présidents) ne sont plus à démontrer, l’E.N en tête qui n’est plus désormais portée (à tour de bras et avec succès, à notre grand bonheur) que par ses talentueux « binationaux » que le public algérien remercie à sa façon. Ne remerciera jamais assez pour lui avoir rendu le sourire et le droit d’espérer. Rêver à un destin africain à la limite de l’accessible après un fructueux Mondial brésilien.

Mardi dernier, et avant un autre derby dramatique, les « rouge et vert » décevront leur direction qui ramenait dans son bagages, à l’occasion du périlleux voyage dans les Hauts Plateaux, un nom célèbre, le Portugais Arthur Jorge, nouvel entraîneur investi de la lourde mission de sortir (il est scotché à cette place de lanterne rouge indigne de son prestige) le Doyen de sa mauvaise passe.

Après Charef, Hadj Taleb croit à un « complot » de certains de ses joueurs et ouvre (mais il restera en poste, car il n’est évidemment pour rien dans le glissement dangereux d’un club qui a curieusement de jouer les 1ers rôles et sur tous les tableaux), sans aller droit au but, les portes d’un grand « coup de balai » à l’effet, on le devine, de contenir de fans n’acceptant pas que leurs favoris peinent à ce point de tenir la route. Quelques jours plus tôt (vendredi, 11e journée), le RC Arba, méconnaissable et auteur de la plus mauvaise production depuis le lever de rideau, tombait lourdement (3-0) devant le NA Hussein Dey au stade du « 20 août ».

A chaud et très en colère après cette humiliation, le président, Djamel Amani, trouvera les mots pour justifier la défaite en accusant, dans une sortie toute de professionnalisme (à l’algérienne et on sait, depuis maintenant que le nouveau statut a été décrété, l’usage qui en est fait) les joueurs d’avoir « levé le pied ». Tout simplement car, dans notre championnat, on ne perd apparemment s’il n’y a pas anguille sous roche.

Ou on ne perd que si les joueurs le veulent. Le nouveau club phare de la Mitidja (après le recul de l’USM Blida), conduit aujourd’hui (jusqu’à quand ?) par Mohamed Mihoubi qui a succédé au Serbe Yanakovitch, lui-même successeur de Mekhazni (y’ a-t-il un nom plus juste à cette instabilité chronique qui mine l’ensemble de la discipline chez nous ?) marque le pas après des débuts prometteurs. Suffisant pour prêter aux doutes et crier au scandale ? Si on ne nous dit pas (du moins pas clairement) que les joueurs sont des « vendus » (des « comploteurs » sûrement à bien lire entre les lignes), on ne sait pas ce qu’on pense le nouveau coach qui, à peine débarqué, doit gérer des problèmes extra-sportifs.

L’ex- responsable de la barre technique (curieuse coïncidence, n’est-ce pas ?) du Nasria, Ait Djoudi, aujourd’hui passé à El Eulma (le match, sur le terrain de ce dernier, qui a décidé de son avenir avec les « sang et or » et- encore une curiosité- précipité son départ), n’avait pas été tendre avec ses poulains, en déclarant que « certains joueurs ont levé le pied », non sans ajouter que dans ce « complot » des dirigeants ont pesé de tout leur poids.

Des présidents, des entraîneurs et des joueurs qui ne s’assument pas ou n’assument pas leurs responsabilités en préférant jouer sur autre registre (les coulisses et les colonnes de presse) et se tirent dans les pattes ? Tirent (levez-vous Mr l’arbitre car vous êtes la cible privilégiée) sur tout le monde ? Rien d’étonnant dans un championnat sans queue ni tête. Sans émotions. Un vrai cirque.

N.B (Dernière info en relation avec le sujet) : La direction de la JS Saoura vient d’exclure, à titre conservatoire momentanément le meneur de jeu Sayeh. Il serait accusé d’avoir levé le pied face au MC Oran. On le dit « choqué » par les accusations de la direction qui comptait le convoquer pour lui demander des explications quant à son rendement face aux Hamraoua. A qui le tour ? Qu’en pense la justice qui devrait s’autosaisir de tels dossiers ?

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