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Nationale

De gros scandales financiers à la BADR

De gros scandales financiers à la BADR

La Banque de l’agriculture et du développement rural (BADR) est au centre de gros scandales financiers, dont les acteurs sont de hauts responsables de ladite banque nationale, parmi eux des femmes mais, également, des opérateurs économiques dont certains ont pris la fuite vers la Turquie.
La brigade économique et financière de la DGSN mène des investigations, notamment au niveau des agences du boulevard Colonel Amirouche et des Pins-Maritimes.
La BADR est sur la liste noire de l’Organisation internationale du commerce (OIC).
Il y a quatre jours Mohand Bourai, 39 ans, a été désigné nouveau directeur général par intérim de la BADR, lui qui occupait auparavant le poste de directeur général adjoint chargé des finances et de la comptabilité à la CNEP-Banque, a indiqué la semaine dernière un communiqué du ministère des Finances.
“Conformément à la résolution de l’assemblée générale de la BADR, datée du 27 janvier 2020, le conseil d’administration s’est réuni le même jour et a procédé à la nomination de Mohand Bourai en qualité de directeur général par intérim de la banque”, a fait savoir le communiqué de la tutelle.
Cette désignation intervient en remplacement de Boualem Djebbar qui assurait jusqu’à cette date la fonction de P-dg de cette banque publique.
Cette nouvelle nomination à la tête de la BADR a été faite, faut-il le signaler, après que de grosses affaires de corruption, de détournement de deniers publics et d’abus de fonctioneurent éclaté, dans lesquelles sont impliqués plusieurs hauts responsables de cette Banque ainsi que plusieurs opérateurs économiques dont certains sont aujourd’hui incarcérés.
A l’agence BADR du boulevard Colonel Amirouche à Alger, une enquête a été lancée, voilà plusieurs mois de cela, par la Brigade économique et financière (BEF) de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN). Elle a été ouverte suite au mouvement populaire pacifique déclenché par les Algériens contre l’association mafieuse qui dirige le pays. Les enquêteurs de la BEF ont ainsi pu découvrir plusieurs détournements de fonds publics à la BADR Amirouche, dont le préjudice s’élève à 400 milliards de centimes, détournés par certains hauts responsables de ladite banque nationale et des opérateurs économiques.
Tout comme l’Agence d’Amirouche, une autre Agence a fait l’objet d’une grosse enquête, menée, toujours par la BEF qui, cette fois-ci, a découvert une autre faille de taille où plusieurs milliards de dinars ont été également détournés par la mafia financière.
Ici, c’est une directrice générale de la BADR qui est visée par l’enquête.
Deux agences, tout comme beaucoup d’autres, ont vu leurs caisses vidées par certains responsables de la BADR avec la complicité d’opérateurs économiques qui ont tous participé à la grande corruption de l’histoire du pays.
De l’argent a été accordé sans aucune garantie de remboursement à certains opérateurs économiques, voire aux plus prestigieux clients de la BADR qui, plus grave encore, ont obtenu même des facilités au niveau des ports du pays, où des opérations de dédouanement de marchandises ont été, contre toute attente, facilitées par l’intervention de certains responsables de la BADR.

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