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Monde

Davutoglu menace les Kurdes s’ils prennent Azaz près d’Alep

Davutoglu menace les Kurdes s’ils prennent Azaz près d’Alep

Le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu a une nouvelle fois mis en garde hier les Kurdes de Syrie en prévenant que son pays ne les laisserait pas prendre le contrôle de la ville syrienne d’Azaz (nord), près de la frontière turque.

Nous ne laisserons pas Azaz tomber, tout le monde doit clairement le savoir. Le YPG (Unités de protection du peuple, les milices kurdes, ndlr) ne sera pas autorisé à avancer vers l’ouest de l’Euphrate et à l’est du canton d’Afrin », a dit Ahmet Davutoglu aux journalistes à bord de l’avion qui l’emmenait en Ukraine pour une visite de travail.

Il a en outre sommé les combattants kurdes de Syrie de se retirer de l’aéroport de Minnigh, dont ils ont pris le contrôle la semaine dernière lors de leur avancée vers Azaz (province d’Alep), à moins d’une dizaine de kilomètres de la frontière turque.

« Ils doivent se retirer de cet aéroport. Sinon nous rendrons cet aérodrome inutilisable », a affirmé le chef du gouvernement turc, cité par la chaîne d’information NTV. « Les éléments du YPG ont été contraint de s’éloigner des alentours d’Azaz. S’ils s’y approchent de nouveau, nous agirons de la manière la plus forte », a insisté Ahmet Davutoglu.

Le Premier ministre islamo-conservateur turc a une nouvelle fois mis en cause le rôle de la Russie, qui soutient militairement depuis la fin septembre le régime de Damas, l’accusant d’instrumentaliser les Kurdes de Syrie. « Le YPG est actuellement et clairement un pion de la volonté expansionniste de la Russie en Syrie », a-t-il estimé.

La Russie est le principal soutien du gouvernement syrien du président Bachar al-Assad, dont Ankara exige le départ immédiat. Pour la troisième journée consécutive, l’artillerie turque a bombardé hier depuis sa frontière des positions du YPG.
Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Tanju Bilgiç, a affirmé à la presse turque que ces tirs avaient été ordonnés en riposte à une attaque contre un poste de police turc dans la province de Hatay (sud).

Depuis plusieurs mois, le gouvernement turc a mis en garde le Parti de l’union démocratique (PYD) et son bras armé, les YPG, contre toute velléité de s’installer durablement à l’ouest du fleuve Euphrate.

Le ministre turc de la Défense Ismet Yilmaz a fermement démenti hier des accusations du gouvernement syrien selon lesquelles l’armée turque aurait envoyé des troupes sur le sol syrien et répété que son pays n’envisageait pas de le faire.

Samedi, son collègue aux Affaires étrangères, Mevlüt Cavusoglu, avait toutefois affirmé que la Turquie et l’Arabie saoudite pourraient mener une intervention terrestre contre le groupe Etat islamique (EI) en territoire syrien.

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