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Nationale

Dans les milieux urbains la violence gagne du terrain

Dans les milieux urbains la violence gagne du terrain

Ce qui s’est passé pendant cette soirée de dimanche soir au stade du 1er -Novembre de Tizi-Ouzou où l’attaquant de la JS Kabylie, Albert Ebossé, a trouvé la mort après avoir été atteint à la tête par un projectile lancé à partir des tribunes, n’est qu’un signal rouge d’une violence qui s’installe d’une manière durable chez nos jeunes.

La violence est en phase de devenir un véritable fléau qui gangrène la société algérienne si les autorités compétentes ne parviennent pas à désamorcer cette bombe à retardement. Elle est déjà enracinée chez des milliers de jeunes. Pis, elle est déjà présente dans les écoles, les milieux urbains, les administrations et les stades.

La violence est en train de gagner du terrain. Ce qui s’est passé au stade du 1er -Novembre n’est que la goutte qui a fait déborder le vase. Un signal pour les autorités compétentes qui mesurent la dangerosité du phénomène. L’ « assassinat » d’Albert Ebossé n’est qu’un exemple de ce qui se passe dans les quartiers de certaines villes du pays.

Si le joueur camerounais a été tué d’une pierre lancée par un supporter, d’autres jeunes sont tués avec des armes blanches dans des affaires de règlements de compte ou lors d’agressions. Un bilan noir dressé par les services de sécurité durant l’année témoigne de cette violence en cascade. Ce bilan donne froid dans le dos. La violence a engendré depuis janvier dernier la mort de 170 personnes, et ce à travers des crimes de sang.

Les brigades criminelles de la police et de la gendarmerie sont dépassées par les affaires de crimes. Chaque mois, elles traitent une moyenne de 25 affaires liées aux homicides volontaires.

La DGSN a tiré, à plusieurs reprises, la sonnette d’alarme suite aux agressions qui se sont déroulées depuis le début de l’année. Certes, les auteurs de crimes sont arrêtés, traduits devant la justice et emprisonnés. Mais d’autres criminels surgissent et recourent aux agressions qui, souvent, finissent mal, c’est-à-dire par la mort de la victime. Il est grand temps de mettre fin à cette violence en durcissant par exemple les lois et les peines contre les criminels qui n’hésitent pas à tuer pour… 500 dinars.

Tué pour 3 000 DA

Le 12 août passé, les enquêteurs de la police judiciaire de Chéraga ont traité un crime de sang dont a été victime une jeune personne résidant dans ladite commune. Agée de 32 ans, elle a été tuée d’un coup de couteau par son ami, âgé quant à lui de 24 ans. L’enquête menée par les policiers a permis d’identifier l’auteur du crime avant d’être interpellé dix jours après le forfait. L’interrogatoire auquel a été soumis le meurtrier a permis aux policiers de connaître les causes de cette affaire. Le jeune de 24 ans a tué son ami pour 3 000 DA. Une somme que devait lui remettre le défunt, mais ayant dépassé le délai prévu, le jeune de 24 ans n’a pas hésité, dans sa colère, à asséner des coups de couteau à sa victime.

Ce genre de meurtre se produit presque quotidiennement à travers le pays. Les règlements de compte se sont propagés et la liste des personnes assassinées ne cesse de s’allonger. Pour le seul mois de juillet dernier, les brigades criminelles relevant de la Sûreté d’Alger ont traité 17 crimes de sang ayant conduit à l’arrestation de 24 présumés auteurs (tous placés sous mandat de dépôt), identifiés à partir de tests ADN, avait indiqué la DGSN.

Selon la Sûreté nationale, sept affaires d’homicides volontaires ont été élucidées par les éléments desdites brigades, ce qui a permis, en outre, l’interpellation de 14 présumés auteurs, tandis que dix autres affaires liées à des homicides involontaires ont été également traitées durant la même période et ayant conduit à l’arrestation de 14 autres présumés.

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