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Nationale

Daech ou les nouveaux défis sécuritaires

Daech ou les nouveaux défis sécuritaires

La question du terrorisme n’est pas seulement l’apanage des services de sécurité ou du gouvernement mais de l’ensemble de la classe politique, de la société civile et des citoyens. Brusquement, les développements s’emballent en Algérie et les forces de sécurité multiplient les opérations dans le but de démanteler les cellules dormantes ou, en tout cas, d’en limiter les effets de nuisance.

Les forces armées comptent essentiellement sur la détermination de leurs effectifs, leur dévouement et leur sens du devoir, ainsi que sur la coopération entre tous les services.

C’est dire que les dangers que doivent affronter les forces armées sont actuellement multiples. Certaines menaces viennent directement du territoire libyen, d’autres du Mali. Mais les sources de sécurité sont convaincues qu’il y en a d’autres.

De même, tous les partis politiques font preuve d’un grand sens des responsabilités, mais l’ambiguïté continue de planer chez certains qui, après s’être tus un moment, ont repris depuis la recrudescence des attentats leurs attaques contre l’armée.

L’heure exige la plus grande vigilance et la meilleure arme contre le terrorisme est l’entente interne. Sur ce point-là, les sources sécuritaires sont formelles.

Les forces armées font leur travail, à la classe politique de faire le sien. Le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, a affirmé depuis New York que l’Algérie notait « avec intérêt » les résultats de la réunion de haut niveau du Conseil de sécurité sur le terrorisme et les combattants étrangers ainsi que la mobilisation internationale en cours contre le terrorisme transfrontalier.

« L’Algérie note avec intérêt les résultats de la réunion de haut niveau du conseil de sécurité sur le terrorisme et les combattants étrangers convoquée à l’initiative du président Obama, ainsi que la mobilisation internationale en cours contre le terrorisme transfrontalier de grande envergure qui affecte l’Irak et la Syrie ».

Selon lui, la difficile conjoncture régionale requiert une intensification des efforts de lutte contre les groupes terroristes qui sévissent au Sahel et les interconnexions qu’ils ont établies avec les réseaux de trafic de drogue et du crime organisé », a soutenu le chef de la diplomatie algérienne.

Il a indiqué que l’Algérie poursuivra sa coopération au sein du forum global de lutte antiterroriste, notamment en tant que coprésident du groupe de travail sur le Sahel, sur les questions de sécurisation des frontières ainsi que la prévention des enlèvements contre rançon par des groupes terroristes, à la fois au titre des recommandations issues de l’Atelier d’Alger tenu en septembre 2013 sur ce sujet et des résolutions pertinentes de l’AG et du conseil de sécurité des nations unies.

« L’assassinat du ressortissant français Hervé Gourdel souligne l’exigence du renforcement de la coopération antiterroriste dans toutes ses dimensions », a-t-il encore considéré.

La lutte antiterroriste va certainement connaître un nouvel élan consécutivement à l’horrible décapitation du touriste français Hervé Gourdel.

Parce que, avant l’horrible assassinat d’Hervé Gourdel, il y a eu en avril dernier le massacre des onze miliaires pratiquement dans la même région. Cela faisait bien longtemps qu’un tel bilan n’avait pas été enregistré. Et que la sérénité retrouvée depuis quelques années n’a été ébranlée.

Avons-nous oublié aussi rapidement les massacres collectifs de citoyens durant les années 1990, les attentats à l’explosif dans les lieux publics ? Le bilan de la décennie noire est beaucoup trop lourd (200 000 personnes assassinées) pour qu’on oublie le danger que représente encore ce fléau des temps modernes. Ce dernier crime abject devrait donc servir de sonnette d’alarme, à savoir que le terrorisme est loin d’être éradiqué en Algérie.

Et ce n’est pas « l’expérience algérienne » vantée sur les tribunes internationales qui va prouver le contraire. Il va sans dire que l’extraordinaire dispositif matériel et humain, mobilisé pour ratisser toute la région et mettre la main sur les monstres de Daesh, prouve que la lutte contre le terrorisme va connaître un nouvel élan. Rétablir les liens avec la population pour une meilleure collaboration suppose aussi qu’on recrée un front national contre le terrorisme.

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