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Daech, armée «supplétive» US ?

Daech, armée «supplétive» US ?

Les frappes réalisées contre l’armée syrienne une semaine après l’accord Lavrov-Kerry sur la Syrie poussent Moscou à tirer la conclusion suivante : la Maison-Blanche soutient l’organisation terroriste Daech.

Les frappes de la coalition internationale conduite par les États-Unis contre les troupes régulières syriennes laissent penser que la Maison-Blanche défend les extrémistes de l’organisation terroriste État islamique (Daech), a déclaré la porte-parole de la diplomatie russe Maria Zakharova.

« Nous exigeons de Washington des explications complètes et détaillées. S’agit-il d’un soutien sciemment apporté à Daech ou d’une nouvelle erreur ? Le représentant permanent de la Russie auprès de l’Onu a été chargé de convoquer une réunion spéciale du Conseil de sécurité de l’Onu. Des explications doivent être données devant le Conseil de sécurité », a indiqué Mme Zakharova.

Plus tôt dans la journée de samedi, le porte-parole du ministère russe de la Défense Igor Konachenkov avait annoncé que l’aviation de la coalition internationale anti-Daech avait réalisé quatre frappes contre les forces de l’armée gouvernementale syrienne encerclées dans la région de Der-ez-Zor par les extrémistes de Daech.

Le raid aérien a coûté la vie à 62 militaires et a fait une centaine de blessés. La mort d’un général russe en Syrie avive les tensions entre Moscou et Washington

La mort dans la région de Deir ez-Zor d’un général russe, Valeri Assapov, le plus haut gradé tué en Syrie, nourrit à Moscou de lourdes accusations. « C’est le prix du sang à payer pour la politique américaine de deux poids, deux mesures en Syrie, a déclaré, lundi 25 septembre, le vice-ministre russe des affaires étrangères, Sergueï Riabkov.

Une fois de plus, la partie américaine, qui affirmait vouloir éliminer l’Etat islamique [EI] et vaincre les terroristes en Syrie, démontre de facto, par certaines de ses actions, l’inverse. » Plus direct encore, le sénateur Frantz Klintsevitch a évoqué l’existence « de données bien précises selon lesquelles il s’agissait d’une trahison ».

Présenté comme le « chef des conseillers militaires russes », le général Valeri Assapov « se trouvait à un poste de commandement des troupes syriennes », selon le ministère russe de la défense, pour « aider les commandants syriens à diriger les opérations visant à la libération de la ville de Deir ez-Zor », lorsqu’il a été tué, samedi 23 septembre, par un obus tiré « par des combattants de l’EI ».

Le lendemain, l’état-major russe publiait des photos prises peu de temps auparavant par l’un de ses drones au-dessus de cette région, montrant de « nombreux » véhicules de l’armée américaine stationnés dans « des zones contrôlées par Daech ».

« Les troupes américaines se sentent absolument en sécurité dans des régions contrôlées par les terroristes », soulignait le texte du communiqué.

Mardi, le ministère de la défense russe publiait de nouveau des photos prises par ses drones avec ce commentaire : « Sur les places fortifiées de l’EI occupées par les forces spéciales américaines, il n’y a pas de traces de combat – pas de cratère d’explosion, ni même de défense. » 

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