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Monde

Crise syrienne : Les USA reconnaissent enfin la force d’Al Assad

Crise syrienne : Les USA reconnaissent enfin la force d’Al Assad

Les déclarations de responsables américains sur l’avenir du président syrien Bachar el-Assad traduisent la reconnaissance de sa force et l’abandon de la politique stérile de l’ex-président des États-Unis Barack Obama, estime le sénateur russe Alekseï Pouchkov.

Jeudi, le secrétaire d’État américain Rex Tillerson, en visite officielle à Ankara, a déclaré que c’était au peuple syrien de décider de l’avenir de Bachar el-Assad. 

Toujours jeudi, l’ambassadrice des États-Unis à l’Onu Nikki Haley a communiqué pour sa part que le départ du président syrien ne faisait plus partie des priorités des États-Unis en Syrie. « Les États-Unis ne considèrent plus l’éviction d’el-Assad comme leur priorité en Syrie.

« Ce changement constitue la reconnaissance de sa force et l’abandon de la politique stérile d’Obama », a écrit Alekseî Pouchkov sur Twitter. Selon M. Pouchkov, en déclarant en 2012 que les jours du président syrien étaient comptés, Barack Obama n’avait pas pris en considération le facteur de la Russie. « Maintenant, il (Obama) a tout son temps pour compter les jours d’el-Assad. Pourvu qu’il ne perde pas le compte », a ironisé le sénateur.

Mécontent du travail de Staffan de Mistura au poste d’envoyé spécial du Secrétaire général de l’Onu pour la Syrie, Damas a refusé de l’accueillir sur son territoire. Le Conseil de la Fédération (chambre haute du parlement russe) pense également que le représentant de l’Onu oublie souvent son devoir de neutralité et que de nombreuses questions sans réponse se sont accumulées.

Cette perte de confiance avait bel bien empêcheé Staffan de Mistura de mener de manière constructive le nouveau cycle de dialogue sur le processus de paix syrien qui a eu lieu à Genève le 23 mars.

« Cela fait longtemps que Staffan de Mistura est critiqué par les autorités syriennes, qui accusent l’envoyé spécial de parti pris ». C’est ainsi que le député syrien Saji Taama, membre de la commission pour les affaires interarabes et internationales, explique le refus de l’accueillir à Damas en prévision du prochain cycle de négociations à Genève. 

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