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Nationale

Crise libyenne: La réunion d’Alger est «décisive» selon Gentiloni

Crise libyenne: La réunion d’Alger est «décisive» selon Gentiloni

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération d’Italie, Paolo Gentiloni, a jugé décisive la réunion tripartite d’Alger sur la Libye, théâtre d’une guerre civile destructrice entamée depuis la chute de Mouamar El Gueddafi en octobre 2011. « C’est une rencontre importante et décisive pour l’avenir proche de la Libye et sa stabilité « , a indiqué.

Gentiloni à la presse au terme de cette réunion tripartite, présidée par le ministre des Affaires maghrébines, de l’Union africaine et de la Ligue des Etats arabes, Abdelkader Messahel et à laquelle a pris part aussi le ministre des Affaires étrangères d’Egypte, Sameh Choukry.

Tout en « remerciant » l’Algérie d’avoir abrité cette réunion, le chef de la diplomatie italienne s’est « félicité de la convergence de vues » entre l’Algérie, l’Italie et l’Egypte. En ce sens, il a mis en exergue les efforts fournis par ces pays dans le cadre de leurs réunions de concertation quant à la nécessité de privilégier une solution politique devant aboutir à la mise en place d’un gouvernement d’union nationale en Libye.

Le ministre italien a ajouté que « la collaboration entre les trois pays ne date pas d’aujourd’hui « , leur objectif, a-t-il dit, étant de « soutenir les efforts des Nations unies pour le recouvrement de la paix et de la stabilité en Libye ».

A cette occasion, Gentiloni a exprimé avec « force « son « espoir « de voir les Libyens parvenir à un accord, soulignant que la mise en place d’un gouvernement d’union nationale est une « décision souveraine relevant exclusivement des Libyens « . Il a réitéré qu’à travers cette réunion d’Alger, les trois pays « transmettent un message de paix « à la Libye, renouvelant par la même occasion leur « disponibilité à soutenir et accompagner le processus de stabilisation et de reconstruction de la Libye « .

Pour. Gentiloni, il s’agit notamment de répondre aux attentes des Libyens qui aspirent, a-t-il dit, « à recouvrer la paix et la stabilité dans leur pays « . Quatre ans après l’assassinat de Gueddafi suite à une intervention de l’Otan, la Libye est toujours plongée dans le chaos. Deux Parlements et deux gouvernements se disputent le pouvoir. D’une part, la Chambre des représentants, reconnue par la communauté internationale, siégeant à Tobrouk, dans l’extrême-est du pays.

De l’autre, le Congrès général national (CGN) sous la coupe de la coalition des Forces Aube de la Libye « Fajr Libya « , basé à Tripoli. Après des mois de dialogue visant à rapprocher les deux parties, Bernardino Léon, émissaire de l’ONU, peine à concilier les belligérants. Le chaos en Libye a favorisé l’apparition du groupe terroriste Daech qui contrôle désormais la ville de Derna dans l’Est et quelques parties de la ville de Syrte, rasée par les bombardements de la coalition de l’Otan en 2011.

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