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Nationale

Crise et réformes économiques : Ce qui attend le futur président

Crise et réformes économiques : Ce qui attend le futur président

Relancer la machine économique du pays devrait être l’une des priorités des candidats à la présidentielle du 12 décembre. Car si le pays traverse une crise politique sans précédent, l’urgence est aussi sur le plan économique pour un pays qui a toujours vécu « à la merci de ses matières premières ».

Il n’est un secret pour personne, le constat est établi au sommet de l’Etat. La raison pour laquelle une politique de rationalisation des dépenses est prônée par les autorités qui annoncent la fonte des réserves de change d’ici à la fin de l’année et qui devraient atteindre 51,6 milliards de dollars. Le fait de vivre de la rente au détriment des investissements, des années durant, a fait que le système économique du pays se retrouve aujourd’hui au bord du gouffre, surtout que le prix du pétrole ne cesse de régresser, cela depuis 2014, commençant ainsi la descente aux enfers. Le challenge est donc d’établir un nouveau modèle économique et de réorienter les richesses vers l’investissement, qui ne se fera, note-t-on, sans l’amélioration du climat des affaires qui nécessite une volonté politique.

Pour ainsi dire, le futur président de la République fera face à un défi, celui d’engager de réelles réformes économiques, ne se contentant pas de faire du « rafistolage » comme ce fut le cas auparavant. Sur les cinq candidats ayant vu leur candidature confirmée par le Conseil constitutionnel, deux ont présenté leur programme électoral. Abdelmadjid Tebboune, qui a été à la tête des ministères du Commerce de l’Habitat et a effectué un passage éphémère au poste de Premier ministre, est le premier à avoir présenté son programme électoral devant la presse, soit samedi dernier, jour de la confirmation par le Conseil constitutionnel des cinq candidatures. Dans un document de 54 pages qui constitue la synthèse de son programme, qu’il dit être le fruit du diagnostic établi dans tous les secteurs, le candidat indépendant vise, sur le plan économique, à l’application d’une nouvelle politique hors hydrocarbures, la substitution des produits importés par d’autres locaux en vue de préserver les réserves de change. Il prévoit également la promotion des start-up et le renforcement du rôle économique des collectivités locales dans le développement et la diversification de l’économie nationale. A se fier à son programme, Tebboune opte pour un nouveau modèle économique basé sur la diversification de la croissance et l’économie de la connaissance. Pour Ali Benflis, qui a présenté hier son programme, il faut d’abord régler la crise politique, car selon lui, « la mère des crises est politique ».

C’est dans ce sens qu’il envisage, une fois élu, d’« engager immédiatement des consultations avec les partis et les personnalités politiques et les représentants de la société civile pour les écouter et bénéficier de leurs avis en prévision du lancement des ateliers de réformes politiques et économiques ». A son tour, il envisage d’entreprendre des réformes politiques, économiques et sociales. Il préconise un programme économique « d’urgence » en engageant, notamment, des réformes structurelles urgentes, car « l’urgence est aussi du point de vue économique outre que politique ». Il faut dire que la nécessité de diversifier l’économie nationale ne constitue en aucun cas une primeur, car des experts en économie n’ont jamais cessé d’appeler à cette mesure qui va faire sortir l’économie nationale de sa dépendance des hydrocarbures.

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