Crise entre Alger et Madrid: La main russe et les moulins à vent de Sanchez – Le Jeune Indépendant
-- -- -- / -- -- --


Nationale

Crise entre Alger et Madrid: La main russe et les moulins à vent de Sanchez

Crise entre Alger et Madrid: La main russe et les moulins à vent de Sanchez
Le PM espagnol Pedro Sanchez

Apparemment, le gouvernement de Madrid baigne dans le délire le plus total. Cherchant des parades, plus loufoques les unes que les autres, le chef du gouvernement socialiste Pedro Sanchez et son ministre des Affaires étrangères Albares ne s’empêchent pas de balancer des « trouvailles » les plus invraisemblables pour convaincre ou faire taire des voix de l’opposition en Espagne.

Après s’être plaint à Bruxelles et vouloir impliquer tout le poids de l’Union européenne dans une crise bilatérale avec l’Algérie, qui a suspendu son traité d’amitié, voilà que Madrid évoque, avec ridicule, la « main de Poutine » derrière la décision algérienne. Une grosse couleuvre que l’opinion publique espagnole n’arrive pas à avaler.

Pis encore, le sujet devient un prétexte pour des émissions humoristiques et une source d’inspiration pour des plateaux de télé, dont certains font le parallèle avec les œuvres donquichottesques.

Sanchez, comme Albares, évoque des « pressions russes » pour expliquer la suspension par Alger du fameux traité et la rupture des contrats commerciaux avec l’Espagne. Madrid voudrait faire endosser à ses alliés européens ces mensonges, montés de toutes pièces, en brandissant l’épouvantail du « complot russe » ou la « main de Poutine », qui veut « diviser l’institution européenne ».

De Bruxelles, le chef de la diplomatie espagnole a insinué que Poutine a encouragé Alger à prendre des mesures de représailles contre les entreprises espagnoles, une hypothèse farfelue qu’aucun spécialiste ne croit. Moscou entend « déstabiliser » le flanc sud à la veille du sommet de l’Otan à Madrid, a-t-il affirmé en citant des sources communautaires européennes, qui arguent du fait que « les visites de Lavrov et de Maduro, le président du Venezuela, ces dernières semaines sont essentielles » pour expliquer ce mouvement.

Albares a déclaré avoir été informé lors de sa virée bruxelloise, où il a rencontré Valis Dombroyskis, vice-président de la Commission européenne en charge de la politique commerciale, et Josep Borrell, haut représentant de l’UE pour la politique étrangère (un membre actif du parti PSOE espagnol au pouvoir), que l’Algérie avait été poussée par la Russie à attaquer économiquement l’Espagne.

Un vrai délire qui dépasse le cadre diplomatique, alors qu’en même temps, l’Algérie a rapidement rassuré sur le fait que les contrats d’approvisionnement en gaz seront respectés.

Cependant, tout le monde sait que l’origine de la crise avec l’Algérie est le revirement surprenant et illogique de Madrid sur la question sahraouie, sans avoir préalablement consulté ou informé, comme l’exige des dispositifs du fameux traité suspendu, son partenaire algérien. Une trahison qui a soulevé une forte polémique au sein de la classe politique espagnole. Chaque jour, des personnalités, des parlementaires, des intellectuels ou d’anciens ministres espagnols évoquent le désastre de Sanchez.

Ce lundi encore, c’est un poids lourd de la politique espagnole qui a critiqué les actions de l’actuel gouvernement de Sanchez. L’ancien ministre des Affaires étrangères espagnol, José Manuel Garcia-Margallo, a estimé que c’était « une erreur » d’aller se plaindre à l’Union européenne (UE).

Dans son intervention lors d’une émission sur la chaîne espagnole Telecinco, concernant la crise diplomatique avec l’Algérie, M. Garcia-Margallo a déclaré ironiquement : « C’est un exploit diplomatique qu’aucun gouvernement n’a réalisé jusqu’à présent », soulignant toutefois que « le problème n’est pas l’Espagne, mais Sanchez ».

« Les dernières démarches que le gouvernement a entreprises, comme se rendre à Bruxelles, me semblent être une erreur », a jugé l’ancien chef de la diplomatie espagnole, expliquant que ce que l’Algérie a suspendu, c’est l’Accord d’amitié, de bon voisinage et de coopération signé en 2002.

Il a, dans ce sens, blâmé le Premier ministre Pedro Sanchez d’avoir commis des erreurs au Maghreb, qualifiant cette crise avec l’Algérie du « plus grand désastre diplomatique en Espagne depuis 1975 et on le voit venir ».

L’homme politique a ajouté que le gouvernement espagnol « a réussi à susciter la méfiance de l’Algérie. Sanchez a perdu sa crédibilité auprès de l’Algérie et il sera très difficile de la récupérer », a-t-il prédit.

Veuillez activer JavaScript dans votre navigateur pour remplir ce formulaire.

Cet article vous-a-t-il été utile?

Cet article vous-a-t-il été utile?
Nous sommes désolés. Qu’est-ce qui vous a déplu dans cet article ?
Indiquez ici ce qui pourrait nous aider a à améliorer cet article.
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email