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Nationale

Crise de liquidité: Les entreprises pénalisées

Crise de liquidité: Les entreprises pénalisées

Les répercussions de la crise économique se font sentir encore et pèsent lourdement sur le citoyen. Depuis une dizaine de jours, les bureaux de poste connaissent une forte affluence des clients, mais un sentiment de désarroi s’affiche sur les visages des personnes qui quittent les guichets des opérations. Partout, c’est la même réponse, il n’y a pas assez d’argent pour satisfaire tout le monde.

Un problème de liquidité, annonce-t-on aux clients.
Si cette crise de liquidité reste gérable pour ce qui concerne les demandes des personnes physiques, cette situation a fortement pénalisé les entreprises.

A ce propos, Algérie Poste a indiqué dans un communiqué rendu public mardi que « les retraits en espèces auprès des bureaux de poste sont exceptionnellement suspendus pour les personnes morales, titulaires d’un compte courants postal (CCP) ». Selon les explications avancées, cette mesure visera « à atténuer la pression sur les bureaux de poste, qui enregistrent un manque de liquidité depuis le 19 juin et faciliter aux citoyens les retraits en espèces de leurs salaires, allocations et pensions de retraite ». 

Toutefois, Algérie Poste tient à préciser à ses clients, parmi les entreprises, « qu’à défaut de pouvoir retirer de l’argent liquide, elles peuvent bénéficier des moyens de paiements scripturaux disponibles, à l’image des chèques certifiés , de virement de compte à compte ou encore de la présentation d’un chèque postal à l’encaissement, via le système de télé compensation avec la place bancaire ». 

Ce manque de liquide, indique l’institution postale, sera pallié dans les bureaux de poste à travers la mise en place d’une cellule chargée du suivi quotidien de la disponibilité des fonds au niveau desdits centres. Elle sera composée, explique-t-on, des représentants du secteur de la Poste et des télécommunications et de la Banque d’Algérie. 

Par ailleurs, Algérie poste souligne que « cette période exceptionnelle constitue une réelle opportunité pour promouvoir davantage l’utilisation de la monnaie scripturale et des moyens de paiement électroniques par l’ensemble des citoyens, afin de rationaliser les retraits en espèces ».

Pour rappel, la Banque d’Algérie a connu le même problème de liquidité au début du mois de juin. L’institution financière centrale avait signalé que la liquidité bancaire s’est contractée de plus de 180 milliards de dinars à fin mai dernier, par rapport à la fin 2019, passant ainsi sous le seuil de 1 000 milliards de dinars. « La liquidité globale des banques a poursuivi sa baisse en 2020, passant de 1 557,6 milliards de dinars fin 2018, à 1 100, 8 milliards de dinars à fin 2019, pour atteindre 916,7 milliards de dinars à fin mai 2020, soit une contraction de liquidité bancaire de 184,2 milliard de dinars par rapport au niveau enregistré à fin 2019 », note le communiqué de la Banque centrale.

L’on signale également que le rythme annuel moyen de l’inflation, hors produits alimentaires, connait une tendance haussière durant les quatre premiers mois de l’année en cours. Cette hausse a été estimée en mars 2020 à 4, 39% contre 4, 05% à fin décembre 2019, précise-t-on encore.

Le ministre des Finances, Aymane Benabderrahmane avait rassuré, il y a quelques jours, sur le niveau des liquidités bancaires en le qualifiant « d’acceptable ». Les spécialistes, quant à eux, et compte tenu des indicateurs économiques, n’ont pas eu de cesse de mettre en garde contre une crise économique mondiale accrue qui affectera surtout les économies précaires. Parmi les problèmes prédits par les analystes figure justement une crise de liquidité de l’argent dans le marché.

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